Prévenir, Détecter et gérer les abus sexuels subis par les enfants. Peut-on parler de cela aux enfants ?

Conférences on Psychotraumathology and Médiation:

Pédocrimes: Cares, Prévention and justice

2 février 2008 – NEUCHATEL SUISSE

Résumé de la présentation de Gérald BRASSINE

Auteur de :

Prévenir, Détecter et gérer les abus sexuels subis par les enfants. Peut-on parler de cela aux enfants ?

3° Édition chez Dangles Éditions  DG / Diffusion. Toulouse, France 2008

Les origines du modèle de prévention, de détection et de gestion des abus sexuels présentés par Gérald Brassine dans son livre, proviennent de ses expériences et de sa pratique professionnelle

L’auteur a une longue expérience pratique du traitement des psychos traumas en général et spécifiquement des traumas découlant des abus sexuels. Il a développé une méthode: la Psychothérapie du Trauma et Réintégration (PTR)

(Voir autre article spécifique sur la PTR avec protocole)

Gérald Brassine possède une expérience de 15 ans de formation et de supervision des délégués de la “protection de la jeunesse belge” dans l’intervention respectueuse dans les familles dans lesquelles les abus sexuels sont suspectés ou probables.

(Voir:  articles pour une  intervention écologique dans le cadre de l’inceste / An ecological treatment of incest

 

La prévention en matière d’abus sexuels est elle possible, n’est elle qu’un leurre de plus?

La prévention relève de l’anthropologie culturelle c’est une évidence!

Je voudrais tenter de le démontrer ici. Mon petit livre met l’accent sur ce fait: nous « les gens normaux » “sains”, au sens où ne sommes pas pédophiles, sommes involontairement et avec la meilleure intention du monde, co-créateurs de la pédophilie, co-créateurs de la facilité avec laquelle les pédophiles ont pu agir et continuer d’agir tellement aisément.

Certes, il y a eu quelques changements des mentalités, et c’est indéniablement une évolution de la culture en général qui a fait que ses dernières années (depuis 20-30 ans) il devient un peu plus difficile pour un abuseur d’abuser…

Les premiers grands coups de boutoirs ont été donnés par la découverte, aux USA, fin des années 70 début 80 de l’existence des abus sexuels. Un auteur comme Roland Summitt, a été un des premiers à oser écouter les enfants et oser accepter leurs propos pour vrais. C’était le début de la fin de certaines illusions, le tout début pour les professionnels d’arrêter de se protéger derrière l’idée qu’il s’agissait d’un désir incestueux de la part de l’enfant.

Pas mal de psychologues ont reconnu que pendant des années, lorsqu’ils entendaient des enfants faire des révélations d’abus sexuels, ils pensaient qu’il ne pouvait s’agir que d’un désir œdipien.

Les professionnels qui les premiers avaient osé affirmer que les abus sexuels sur enfants étaient bien réels et très nombreux, avaient aussi dit quelque chose comme:” il faut toujours croire ce que disent les enfants …ils ne mentent pas dans ces cas là”.

Mal leur en a pris, car rapidement répercutées par les médias américaines, ces affirmations qui devaient sans doute être vraies jusque là, firent la place à une utilisation mensongère et fallacieuse, avec pour toute fin celle d’obtenir la garde des enfants ou même plus simplement celle de nuire à l’ex-conjoint!

Puis, plus tard les faits divers ont suivi à la Dutroux, les procès en Italie, aux USA, contre les prêtres catholiques, etc.

Les approches de prévention sont encore tellement imprégnées de notre culture qu’elles ratent leur objectif.

A l’évidence, nous sommes encore tellement pétris d’une culture judéo-chrétienne qu’il nous est quasi impossible de remarquer que nous n’osons pas parler à nos enfants de plaisir et de désir dans la sexualité et dans l’amour, nous ne semblons par comprendre ou entendre ce que nous disons lorsque nous parlons de « faire l’amour »

Et nous suivons encore les conseils de Françoise Dolto qui datent des années soixante et sont tous marques par nos croyances culturelles: « attendons que nos enfants nous posent des questions pour leur parler de sexualité ». Nous n’avons pas encore réalisé que les éducateurs spécialisés que nous avons mandatés pour s’adresser à nos enfants dans des missions de prévention dans les écoles, n’ont pas la possibilité de s’adresser à eux avant leurs 11 ou 12 ans (c’est bien tard, le mal est peut être déjà fait) et les pauvres éducateurs pourtant spécialisés, enchaînés tout autant que nous à « la culture » tournent autour du pot et invitent cependant nos enfants à dire « non » pour s’opposer à un adulte, au cas où quelque chose ”les dérangerait” en rapport avec leur corps…

Lorsque nous, les parents, nous adressons à nos enfants, pour leur  parler de sexualité, nous leur parlons invariablement de reproduction…de division cellulaire,  un cours de biologie, de Gynéco-obstétrique de haut vol. Nos pauvres enfants sont le plus souvent persuadés que leurs parents se sont livrés à cet acte: la pénétration (représentée en coupe sur la planche du dessin) présentée, sans doute, dans l’intention de leur faire mieux comprendre qu’elle s’est produite autant de fois qu’il y a d’enfants dans leurs familles !

C’est de tout cela dont PREVENIR, DETECTER ET GERER » parle.  Ce livre s’adresse principalement aux parents et aux éducateurs, il peut aussi être conseillé aux généralistes et autres professionnels pour que ceux-ci le conseillent aux jeunes parents afin qu’ils s’en inspirent, pour parler aux enfants en présence de leurs parents, qu’il y ait, ou non, une suspicion, que le professionnel voudrait voir clarifier.

Oui culturellement parlant, anthropologiquement parlant (sociologiquement donc) nous sommes dans une société qui favorise et cautionne, implicitement et involontairement la pédophilie. Ceci simplement parce que nous ne savons pas que nous avons une culture qui nous empêche de voir l’évidence salvatrice qui permettrait cependant une prévention solide et rassurante pour nos enfants tout en renforçant l’intimité des liens familiaux. Le peu de condamnations en justice, par rapport au nombre de cas signalés, la difficulté que rencontrent nos tribunaux ne sont qu’une illustration supplémentaire de cette problématique essentiellement culturelle et dont la responsabilité nous incombe non seulement à nous tous professionnels, mais surtout aux parents que nous sommes !

Le livre de prévention dont il est question, comme dans « la lettre volée » roman d’Edgar Allan Poe, parle de ce qui est tellement visible que nous ne le voyons pas!

Mes lecteurs les plus enthousiastes sont là pour en témoigner. Et ces lecteurs, sont principalement des lectrices, elles sont toutes des ex-victimes qui me disent que: « ce livre est un sans faute », si seulement mes parents l’avaient lu, cela ne se serait jamais passé ».

La clinique psycho traumatique que je pratique depuis plus de vingt ans, me le démontre chaque jour. (Développement ici de l’approche de la PTR, voir article)

La très grande majorité des victimes d’abus, même intrafamiliaux aurait fait appel à un adulte (parent, grand parent ou autre) si il avait su ce que pensait cet adulte de la sexualité en tant que vecteur de plaisir, d’expression de tendresse et d’amour. L’enfant aurait fait appel à d’autres adultes si ceux-ci avaient explicitement parlés de sexualité saine, ou adéquate, pleine de joie, s’il n’y avait simplement pas eu d’équivoque à ce propos.

Nos enfants nous observent, nous “reniflent”, avant d’oser poser des questions qui pourraient nous fâcher, ils ont appris à être prudents.

Si la question de la sexualité n’est pas abordée de manière libre et joyeuse et à l’initiative de l’adulte, la place reste libre pour tout autre personne qui osera dire ou pratiquer une certaine sexualité sur notre enfant.

Et c’est cette autre personne qui tiendra le rôle « d’indicateur culturel » et par la suite défendra sa place et la renforcera de bien des manières.

Qui va à la chasse perd sa place, dit l’adage bien connu! Ce n’est pas pour rien que tant d’enfants en veulent terriblement à leur maman et on pensés qu’elle était d’accord ou/et au courant.

C’est le deuxième grand drame des abus sexuels, l’enfant pense que maman, celle-là même qui devine habituellement ses moindres envies, malaises, ses faims et autres besoins semble anormalement sourde et aveugle à ses appels de détresse. Cette fois, alors que c’est tellement important elle n’intervient pas! Pourtant si elle avait su parler d’amour et de sexualité désirée, l’enfant serait certainement venu lui parler…

L’enfant en gardera, pendant des années, l’idée qu’elle était sans doute au courant (idée fausse dans plus de 70% des cas) et gardera une haine (dans 80%des cas), en fait injustifiée, à l’égard de cette mère ou de ces parents qui n’ont rien vu.

Le sentiment en question s’en trouvera renforcé si l’abuseur à utilisé, le monstrueux mais fréquent et classique: “d’ailleurs ta maman est d’accord », c’est elle qui m’a demandé de le faire.”

Ce petit livre s’adresse donc, d’abord aux parents pour des raisons disons  “stratégiques”, pour plus d’efficacité, car c’est dans la famille que se fera cette révolution des mentalités, tant mieux si elle est véhiculée aussi par les professeurs, les émissions de télévision et de radios. Mais qui, aujourd’hui, peut prendre le risque de parler aux enfants d’une sexualité agréable, désirée ?

Curieusement, dans le même temps, à des heures d’audiences enfantines nos télévisions donnent à voir à nos enfants des relations sexuelles en pleine action. Les spécialistes et les parents en sont à se demander si il est bien pour les parents de parler de cela à leurs enfants…

Nous retardons de quelques guerres, si nous réfléchissons à cet anachronisme criant! Nos enfants ont absolument besoin que nous leurs expliquions ce qu’ils voient à la télé, ils ont besoin de notre accompagnement, de nos explications concernant le contexte  affectif qui souvent manque dans le film. Rassurons nous, ils adorent entendre parler d’amour et sont très factuels. Quand nous transpirons en essayant de leur parler de « çà » ils nous disent: « Ah bon! Et papa et toi vous faites cela et c’est agréable »?

Ces conceptions, ces constats sont le produit de plus de 15 ans de formations et de supervisions des « agents de la protection de la jeunesse » (justice infantile) en Belgique.

Ce livre est le produit de centaines et de centaines de supervisions et de psychothérapies de cas d’abus, qui n’auraient sans doute pas eu lieu si simplement la culture « autorisait » à parler d’amour de sexualité, de désir…, de l’antithèse du viol et de l’abus.

Nous pauvres médecins, nous pauvres délégués de protection de la jeunesse et tous les autres intervenants psy, etc. que nous sommes, nous ne nous sentons plus du tout aussi impuissants dès que nous nous autorisons à comprendre cette évidence et à agir pour faire passer son message. Parler d’amour de sexualité saine, briser le silence de l’interdit social en présence de toutes les personnes concernées par un abus sexuel possible fait éclater, souvent un peu à retardement une vérité douloureuse au grand jour! OUI! J’insiste et le répète, dans toutes les situations de suspicions d’abus, ou même dans les situations où les abus ont déjà eu lieu, parler de sexualité saine, en présence des enfants et des parents, est un moyen d’une immense efficacité. On obtient ainsi un effet boule de neige dans lequel les mamans (encore trop souvent et injustement accusée à tort de se fermer les yeux) ainsi que les enfants peuvent devenir les artisans de leur propre libération, et de la perpétuation de celle-ci. Ceci est dérisoirement aussi simple à comprendre et pourtant tellement rarement mis en pratique. Ce n’est pas parce que quelque chose est simple dans son idée qu’il n’est pas extrêmement difficile de l’appliquer. Vous transpirerez en parlant de sexualité mutuellement désirée à vos enfants, vous aurez peur la première fois de franchir ce Rubycon culturel!

(Voir l’article: pour une intervention écologique dans le cadre de l’inceste http://www.relation-aide.com + une version anglaise) (Développement des stratégies inventées et utilisées pour intervenir dans tous ces cas où il n’y a que suspicion d’abus-sexuels)

Ce petit livre une fois lu, la majorité des lecteurs disent: « c’est évident », il suffisait d’y penser». C’est cette première compréhension qui est capitale, mais n »est que la première étape, le reste à mon avis est plus difficile à faire puisque c’est prendre la décision de parler à nos enfants, non pas des abus mais des plaisirs d’une sexualité saine et créer ainsi l’habitude de parler librement de la sexualité, d’établir une culture familiale spécifique: voilà l’antidote, voilà la prévention la plus efficace qui soit. On peut rêver que cette culture familiale devienne une culture dans la société élargie, que les messages et les idées encore révolutionnaires qui figurent dans le petit livre Prévenir, détecter et gérer les abus sexuels, apparaissent tels quels dans des « spots » TV, dans les abris de bus et dans les gares, pour aider les parents à réaliser qu’il faut parler, que l’amour physique doit être dit et exprimé dans le cadre familial et leur apprendre comment dire toutes ces choses.

La majorité des cas d’abus, rencontrés dans le cadre de la justice de la jeunesse, et qui l’ont été souvent pendant des années, ne sont toujours pas au courant du fait que leur abuseur, fût-il un père ou un autre, est ou a été en prison en raison de ce qu’il lui a fait. Pourquoi, comment se fait-il, alors que l’enfant qui a été « vu et questionné » par des policiers spécialisés, « suivi » par des psys individuels et familiaux, pris en charge par des agents de la protection de la jeunesse, à été testé et évalué par un ou des psychiatres « experts en justice » ou non. Pourquoi, comment est-il possible que l’enfant n’ait pas été informé de ce qui lui était arrive et du jugement de la société sur les abus.  Tout ce qu’il a entendu dans le meilleur des cas sont de vagues: “on ne peut pas faire « ça », il n’avait pas le droit « d’abuser » de toi” etc.

Certaines justifications scientifiques sont utilisées de manières (involontairement ?) perverses et ont pour effet de protéger l’abuseur. Le comble est que ces justifications sont soi-disant au bénéfice de l’enfant. Par exemple: on justifie l’idée de ne pas poser de question, pour ne pas créer de faux souvenirs, ou encore de ne pas faire parler l’enfant pour ne pas créer de victimisation secondaire. On lancera sans doute plus volontiers des doutes sur la mère qui n’a rien vu et qui aurait du voir, on ira même jusqu’à dire que cette mère veut gagner un divorce et avoir la garde des enfants, si on ne l’affuble pas de la plus terrible des condamnations celle du “syndrome d’aliénation parentale”.

Invariablement, les abus sexuels sur les enfants (malgré chaque progrès de la compréhension de ce phénomène) demeureront une bouteille à encre d’un point de vue légal.

La place des magistrats, à ces propos, n’a rien d’enviable. La où le psychothérapeute expérimenté dans le traitement des traumas peut avoir ses convictions et « ses preuves » qu’il y a eu abus ou pas, le magistrat ne peut se contenter de convictions il a besoin de preuves tangibles.

Il est clair que se sont les abuseurs sexuels les plus dangereux, les psychopathes pervers et parfois mêmes sadiques, ce sont eux qui ont le plus de « chances » de berner autant leur entourage que le psychiatre, le policier ou le magistrat.

Par contre, devant l’enfant ou ses frères et sœurs qui ont été eux aussi informés à propos d’une sexualité saine/malsaine, le pédophile rencontre une résistance, dans la famille, à laquelle il lui est difficile de s’opposer. Imaginez ce qu’une culture collective qui parlerait naturellement de sexualité et d’amour aurait comme effets bénéfiques sur l’ensemble de la population.  Y a-t-il un politique, un décideur dans la salle qui voudrait faire œuvre de salubrité publique, en lançant une campagne via la TV, même si encore aujourd’hui le sujet n’est sûrement pas encore très porteur?  Faire des “spots TV” qui parleraient, comme je viens de le suggérer, comme pour compenser cette même TV, qui montre à nos enfants, presque chaque jour des adultes en train de faire l’amour. Si nous ne sommes pas avec eux pour recontextualiser, il n’y a pas grand monde pour expliquer aux enfants ce qui se passe dans cette scène de sexe. Car comment comprendre, pour un jeune enfant qu’il s’agit dans ce cas, d’une scène d’amour et non d’une scène de violence (par exemple) sans une explication “parentale”.

Une intervention que je suggère souvent lorsqu’il y a suspicion d’abus dans la maison est de mettre un cadenas, un verrou dans la chambre de l’enfant et de rassembler les frères et sœurs informés dans la même chambre. Une intervention apparemment simple et même simplette, mais d’une efficacité redoutable. Je n’en donnerais ici qu’une des raisons: souvent l’abuseur abuse de plusieurs enfants dans la même maison mais il a pris grand soin de dire, par exemple au premier que si il ne le laisse pas faire, il abusera de sa sœur préférée. En général dans ce cas c’est déjà ce qui se produit, mais les enfants ne le savent pas. Leur parler collectivement de la sexualité et ensuite les mettre ensemble dans une chambre protégée par un verrou, ouvre la communication entre les enfants qui se croyaient seuls dans leur malheur. Nos enfants ont été abusés et le sont encore et juste sous notre nez. Nos enfants ont vécu des horreurs et parfois  assisté à de véritables tortures d’autres enfants puis étaient relâchés en toute tranquillité par des abuseurs qui savaient exactement ce qu’ils faisaient. En effet, ces prédateurs savent pertinemment qu’ils ne prennent que fort peu de risques dans cette société qui collectivement oc-crée, participe involontairement, à un nombre très important d’actes pédophiles sur des enfants empruntés à leurs familles. Cela nous donne une idée de la grandeur que prendrait le politicien qui débloquerait les fonds pour intervenir dans quelques spots TV à haute heure d’écoute familiale.

Les pédophiles savent qu’ils peuvent compter sur l’efficacité de leurs menaces sur les enfants, lis savent qu’ils peuvent compter sur leur habilité à nous convaincre que tout va bien (nous qui avons tellement envie de croire que tout va bien, nous qui faisons tellement facilement ce déni.  Non! L’enfant ne peut pas aller mal, à cause de ses visites dont il se plaint chez son oncle ou son grand père. Le pédophile repenti que je cite en début de livre (“Une fois qu’un enfant avait été pris dans mes filets, il y restait pour longtemps”) affirme une vérité qui signifie que tant que nous n’établirons pas une relation de confiance explicite avec nos enfants dans laquelle nous prendrons l’initiative de parler de sexualité heureuse et accessoirement de sexualité « tordue », nous garantissons aux pédophiles une sécurité, un abri permanent pour qu’il puisse se livrer à ses exactions, derrière un mur, celui de la culture protectrice.

Merci pour ce mur! Merci pour eux !

Quelles chances nous leur offrons quand même!

Si nous souhaitons diminuer de manière drastique le nombre d’abus d’enfants, c’est immédiatement possible!

Ce progrès se fera au prix d’apprendre aux parents, au prix de nous apprendre à nous même de franchir ce Rubycon culturel qu’est notre habitude de ne pas brusquer l’enfant dans une sexualité qui serait trop précoce. La réalité veut que parler à un enfant dés l’âge de 3 ans, 3ans et demi de sexualité est acceptée par lui de manière totalement factuelle, et non traumatique: « Ah! On met le zizi dans la zézette et c’est très agréable » Ah Bon! Et lorsque vous continuerez en disant à l’enfant que cela s’appelle « faire l’amour” et que c’est une manière très agréable de s’aimer et de se cajoler, il adorera vous entendre parler ainsi!!!

Les enfants adorent savoir que ses parents s’aiment. Au début, c’est vous les adultes qui avez de jeunes enfants, c’est vous qui en transpirerez, mais votre enfant lui acceptera cela tout simplement, vous aurez alors l’impression d’enfoncer une porte ouverte, grande ouverte aux belles histoires d’amour. Et du même coup vous fermerez ainsi la porte aux sordides histoires de sexe vécues, car votre enfant saura, le cas échéant, qu’en penser et viendra sans attendre vous dire ce qu’on aura tenté sur lui ou éventuellement ce à quoi on l’aura forcé. Les dégâts psychologiques seront le plus souvent absents et une carrière de victime aura été évitée!

Mais grâce à nous, à nos timidités culturelles les pédophiles ont beaucoup de chances

Ils ont encore de beaux jours devant eux, non ? Vous ne trouvez pas ? Réfléchissons-y !

Gérald Brassine 7 rue de la grotte  – 1310 La Hulpe   Belgique 32 2 652 09 09

gerald.brassine@scarlet.be

Avec l’aimable autorisation de l’auteur Mr. Gérald Brassine

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