Pédophilie: observations de différences cérébrales

Une équipe de l’Université Yale a observé des différences dans l’activité cérébrale qui sous-tend les patterns de pensées chez des pédophiles.


Au moyen d’imagerie par résonance magnétique, ils ont observé que l’activité de certaines parties du cerveau des pédophiles est plus faible que celles d’autres volontaires à la vue de photos érotiques montrant des adultes.

Il s’agit de la première observation de différences au niveau neurobiologique dans les patterns de pensées chez les pédophiles, affirme le journal Biological Psychiatry.

Quand les participants connus pour être des pédophiles regardaient des images de pornographie adulte, une partie de leur cerveau, l’hypothalamus, qui est impliquée dans l’excitation sexuelle et la libération d’hormones, était moins active que chez les autres volontaires. Par ailleurs, plus le comportement pédophile de la personne était connu comme étant extrême, moins le cortex frontal était activé. Ces deux observations indiqueraient un intérêt réduit.

Il est important, explique Dr John Krystal, éditeur du journal, « de comprendre que ces résultats ne permettent pas de savoir si ce pattern d’activation du cerveau est un facteur de risque pour le développement de la pédophilie ou une conséquence des expériences sexuelles pédophiles. »

Selon l’auteur principal, Dr Georg Northoff, « ces résultats doivent être vus comme le premier pas vers l’établissement d’une neurobiologie de la pédophilie qui peut ultimement contribuer au développement de nouveaux moyens thérapeutiques pour ce trouble. »

« La capacité d’intervenir rationnellement par rapport à ce trouble est limitée par l’insuffisance de notre compréhension de sa neurobiologie », commente Krystal. « Ces résultats fournissent des indications de la complexité de ce trouble … il est possible que ce déficit prédispose des individus qui sont vulnérables à la pédophilie à rechercher d’autres formes de stimulation. »

Au Royaume-Uni, plusieurs chercheurs étudient la biologie du cerveau pour comprendre non seulement la pédophilie mais d’autres types de criminalité compulsive, rapporte la BBC.

Selon Dr. Keith Ashcroft, psychologue légal au Centre for Forensic Neuroscience (Lancashire), d’autres recherches indiquent des problèmes au niveau du cortex pré-frontal du cerveau liés aux pensées pédophiles.

Sources:
BBC News
Science Daily


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