Pédophilie: « Il est important que nous ayons les outils juridiques »

Rachida Dati, ministre de la justice, s’explique sur le projet de loi concernant les pédophiles.
La ministre de la Justice Rachida Dati a justifié mardi son projet de loi sur la « rétention » des pédophiles jugés encore dangereux à la fin de leur peine de prison par l’impossibilité, en l’état actuel, de « contraindre aux soins » les détenus.

Rachida Dati, ministre de la Justice.

« Il est important que nous ayons les outils juridiques, que nous comblions un vide juridique (…), pour pouvoir éviter que des enfants puissent être tués ou violés par des personnes qui ont juste refusé de se soigner en prison », a déclaré la ministre sur France Culture.

« Comme nous ne pouvons pas contraindre aux soins… il y a des principes de réalité », a ajouté Mme Dati.

 

C’est quoi ce projet de loi?

Le projet de loi, qui doit être examiné le 8 janvier à l’Assemblée nationale, découle de l’affaire Evrard, du nom d’un pédophile récidiviste qui avait enlevé et violé un garçonnet en août 2007 à Roubaix (Nord).

Le projet de loi sur la mesure dite de « rétention de sûreté » concerne les criminels condamnés à 15 ans de prison ou plus pour un acte à caractère pédophile qui présenteraient à la fin de leur peine un risque de récidive.

Le 12 décembre la commission des lois de l’Assemblée a adopté un amendement d’un député UMP stipulant que la mesure pourra s’appliquer aux agresseurs de mineurs de moins de 18 ans et non plus seulement des mineurs de moins de 15 ans comme le prévoyait le texte du gouvernement.

A propos d’un texte déjà adopté cette année, la loi anti-récidive, Rachida Dati a rappelé mardi que les dispositions sur les injonctions de soins pour les délinquants sexuels entreraient en vigueur le 1er mars 2008. A cette date « nous aurons 450 postes de médecins coordonnateurs » au lieu de 150 actuellement, a-t-elle dit.
Par La rédaction du Post , le 18/12/2007

Leave a Reply