Parler avec les enfants (article action blanche)

Comment en parler à un enfant

Un enfant est peut-être en train de vous demander de l’aide. Il s’agit peut-être même de votre propre enfant. Mais, pour demander de l’aide, l’enfant doit d’abord connaître la différence entre les bons touchers et les touchers qui relèvent de l’abus sexuel. C’est ce que nous appelons ici les touchers Oui et les touchers Non. Les touchers: OUI ou NON Les enfants sont généralement peu informés en ce qui a trait aux contacts sexuels et encore moins au regard des comportements non acceptables entre un adulte et un enfant. Les touchers et les étreintes permettent d’exprimer l’affection, l’amitié, l’amour et le soutien. Nous savons qu’ils sont sains, parce qu’ils nous font du bien. Par contre, il existe des personnes qui exploitent la confiance des enfants pour leur propre satisfaction et leur propre plaisir sexuel. Et ça, c’est un crime. Suggestions pour aider un enfant à savoir quand il peut dire OUI et quand il doit dire NON L’utilisation d’un dessin s’avère utile pour aborder le sujet des risques d’abus sexuels avec l’enfant. Montrez, sur le dessin, les différentes parties du corps, et demandez à l’enfant de nommer chacune, dans ses mots à lui. Vous pouvez dire à l’enfant: Si nous voulons parler de ton corps et de la manière dont tu peux le protéger contre « les touchers NON», je dois savoir si tu connais bien ton corps et comment tu nommes chacune de ses parties. Ensuite vous pouvez lui demander de donner des exemples de touchers qui le rendent heureux et des exemples de touchers qui le rendent mal à l’aise. Vous pouvez dire à l’enfant qu’il peut se fier à ses sentiments pour savoir quand il doit dire non. Sais-tu ce qu’est un sentiment? C’est comment tu te sens au dedans – Si tu sens qu’au dedans de toi, «ça veut dire non», tu dois dire bien haut et fort juste ce petit mot: NON.  Expliquez-lui plutôt qu’il a droit à son intimité, en lui disant par exemple: «Si la porte de ta chambre est fermée, personne ne devrait y entrer sans ta permission.» Lors de cette conversation, il serait important de parler des limites liées aux chatouillements, aux secrets et aux caresses. L’enfant doit dire NON s’il se sent mal à l’aise, y compris avec les proches, oncles, tantes, amis, et vous-même.En société, l’enfant a généralement peu de contrôle sur «qui» le touche, «comment» et «quand». Dites-lui clairement que son corps lui appartient, qu’il en est responsable et qu,il doit agir en patron responsable, s’il veut avoir de l’aide quand il en a besoin. Comme pour la maison, c’est là son assurance en cas d’incendie. Exemple d’échange avec un enfant: Sais-tu ce qu’est un terrain privé? C’est un terrain qui appartient à quelqu’un d’autre. On n¹a pas le droit d’y aller sans permission. C’est la même chose pour ton corps. Personne ne peut te toucher sans ta permission. Aidez l’enfant à identifier les parties de son corps qu’il doit considérer comme privées, lorsque quelqu’un veut le toucher. Vous pouvez aussi l’aider à dessiner autour de son corps une limite qu’il pourra considérer comme la limite de son territoire personnel, que personne ne peut franchir sans son accord. Ce «terrain privé» sera particulièrement utile à l’enfant hors de la maison ou à l’enfant qui doit partager sa chambre. Où qu’il soit, l’enfant doit être convaincu qu’il a toujours le droit de dire NON à un toucher. L’exploitation sexuelle se caractérise habituellement par le toucher des parties sexuelles d’un enfant par un adolescent ou un adulte et peut également comprendre les relations sexuelles.

C’est moi le patron – C’est moi la patronne.

Peu importe mon âge.

Il importe que les parents et les éducateurs, comme tout adulte responsable d’un enfant, sachent bien réagir devant les cas d’abus sexuels. De plus, ces derniers peuvent apprendre aux enfants à réagir efficacement si cela se produit . La meilleure façon de réagir lorsque vous croyez qu’un enfant est victime d’abus sexuel, c’est de bien écouter ce que cet enfant a à dire. En même temps, il faut être attentif à ses changements de comportements, même à de simples silences lourds et inhabituels, comme à tout autre indice possible d’abus. Essayez de savoir si quelqu’un oblige l’enfant à faire, ou à se faire faire «des choses» comme des touchers, montrer les parties privées de son corps ou regarder celles d’un adulte en échange de bonbons, de sorties, de cadeaux, d’argent ou encore, de son silence. Si vous croyez être en présence d’un cas d’abus, demandez de l’aide immédiatement. Les forces policières,  de votre ville ou de votre région, sont prêts à vous aider en tout temps. Certains membres de leur personnel sont spécialement formés pour s’occuper de ces demandes d’aide. Même si vous pensez qu’il s’agit d’un incident rare, isolé, vous devez le rapporter. Lorsqu’il se passe quelque chose qui le rend mal à l’aise, l’enfant doit être convaincu qu’il lui faut toujours dire non, ou encore, refuser de répondre. Ensuite, il doit vous en parler. Lorsque par exemple un inconnu: Lui demande son nom ou son adresse; Lui offre des bonbons ou de l’argent; Essaie de l’amener seul, ou avec un autre enfant, dans une automobile, une cave , une ruelle, un parc ou un bois; Le suit lorsqu’il se dirige vers la maison où il sera seul (il doit alors courir vers un policier ou une maison de Parents-secours); Lorsqu’une personne lui dit ou fait au téléphone des choses qu’il ne comprend pas ou lui font peur, il doit raccrocher. Quand quelqu’un dans la famille immédiate ou dans la parenté, oncle, cousin ou tante, le touche d’une manière qui le rend mal à l’aise, ou fait des choses qu’il ne comprend pas, l’enfant doit en parler à quelqu’un jusqu’à ce qu’on l’aide.Pour chacun de ces exemples, demandez à l’enfant à qui il irait en parler, si cela se produisait. Rester calme, mais agir immédiatement C’est pas ta faute Si l’enfant subit un mauvais toucher, il faut bien lui faire comprendre que ce n’est pas sa faute. Il n’a pas à se sentir coupable. Parlez seul à seul avec l’enfant. Accueillez ce qu’il raconte, même s’il vous est difficile de croire que l’adulte visé par ses confidences peut avoir agi de la sorte. Réconfortez l’enfant en lui disant qu’il fait bien de vous en parler. Le fait de raconter ce qui s’est passé peut causer chez lui une certaine anxiété. Votre soutien l’aidera à ne pas se sentir troublé ou coupable. Rassurez l’enfant. Il est très important que vous lui exprimiez clairement que vous allez faire quelque chose pour lui. Dites-lui que l’adulte concerné a un problème et que d’autres adultes pourront l’aider. Restez calme. Vous serez peut-être tellement en colère, qu’il vous sera difficile de suivre ces conseils. Il est normal de ressentir de la peur ou de la colère dans de telles circonstances. Mais assurez-vous que l’enfant comprenne bien que ce n’est pas à lui que vous en voulez.

N’insistez pas pour obtenir toutes les réponses tout de suite. Dites-lui que vous l’écouterez n’importe quand, lorsqu’il sera prêt à vous parler de ce qui le rend mal à l’aise ou malheureux. Et rappelez-vous que l’enfant, tout comme l’adulte, n’exprime pas ce qu’il ressent qu’avec des mots. A-t-il peur? Sent-il sa peur partout dans son estomac? Dans sa tête? Partout dans son corps? face Les agresseurs sexuels sont souvent des gens respectés dans leur communauté, hétérosexuels, mariés et pères de famille. Ce sont parfois des femmes, mais c’est peu fréquent. Il est probable que l’enfant considère son agresseur comme quelqu’un de gentil, comme un ami, surtout s’il n’a pas subi de violence physique.

Rappelez à l’enfant ceci:

Un véritable ami, même si c’est quelqu’un de la famille, ne doit jamais te demander de garder un secret qui te rend malheureux. Si tu as un secret qui te fait mal au dedans, quel qu’il soit, et quoi que tu aies pu promettre, dis-le-moi. Je vais t’écouter et te protéger. Habituez l’enfant à considérer certaines parties de son corps comme son terrain privé. Ainsi, il sera plus à l’aise de parler si quelqu’un tente de lui imposer un toucher. Je vais t’écouter, et te protéger La prévention est reconnue comme une arme extrêmement efficace contre les abus de toutes sortes, y compris les abus d’ordre sexuel. Les enfants doivent apprendre à discerner ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas; de leur côté, les parents et les éducateurs doivent être à même de reconnaître les signes avant-coureurs de l’abus, et de le dénoncer.

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