Les erreurs judiciaires pourquoi?

Voici ce que disait un article d’un comité de soutien a des gens présumés coupables de pédophilie et finalement blanchis

 

Lisez ce texte qui datant de 1999 a été prémonitoire de l’affaire d’ Outreau

« Les erreurs judiciaires:
Pourquoi, il y a tant d’erreurs judiciaires ?

Concernant les enfants et les femmes :
– les « accusés » peuvent être condamnés sans preuves, puisque la parole de l’enfant suffit.
– seule la parole de l’enfant est crédible, alors que sa mémoire est défaillante, non fiable ou trompeuse, à cause de son jeune âge par exemple (il suffit de faire témoigner les différents témoins d’un accident pour s’apercevoir de la divergence des témoignages).
– la parole de l’enfant n’est pas toujours recueillie par des professionnels, Les seules traces écrites sont les réponses données par l’enfant, pas les questions qui peuvent être inductives. Cette parole recueillie dans des conditions parfois suspectes ne peut être que douteuse.
– la frontière entre fantasme, vérité et mensonge chez l’enfant est souvent floue.
– des dessins d’enfant sont interprétés abusivement comme étant des « preuves » d’agression sexuelle,
– l’enfant répète ce que sa mère lui a dit de dire (pour un divorce, par exemple) et il devient otaoe/accusateur d’un contexte familial perturbé ou dune mère qui veut se débarrasser d’un mari.
– trop de prévention dans les écoles qui conduisent à de faux dévoilements (quand l’instituteur est dénoncé, c’est peut-être de « papa » dont il s’agit ou de personne!)
– trop de pouvoir donné aux enfants et aux femmes. C’est le résultat de vingt ans de législation qui protège la femme et l’enfant. C’est la dérive de l’ultra féminisme des Etats Unis : on a voulu créer une digue pour empêcher les vagues de déferler. Mais la digue est attaquée, car comment veut-on endiguer les pulsions sexuelles irrépressibles ? Ne risque t-on pas de remettre en cause la sexualité masculine où seule l’image d’un homme violeur ou agresseur sexuel va s’instaurer ? Bientôt tout acte sexuel entre conjoints devra être précédé d’un accord écrit !

Concernant ceux qui furent condamnés :
– la parole du présumé innocent ne vaut rien, elle n’est jamais crédible, plus on nie les faits, plus on est présumé coupable,
– le présumé innocent est victime de la vengeance (de sa femme… ), de la jalousie (d’un voisin, d’un collègue de travail…)
– la presse construit un portrait type de la victime (sorte de portrait robot) et si elle n’a pas de coupable, elle le trouve.
– les dérives judiciaires ont toujours existé.

Concernant l’expertise psychiatrique :
– le rôle capital que joue l’expert et l’importance de sa parole, jamais remise en cause.
– la psychiatrie n’est pas une science exacte et le psychiatre n’est pas un expert de la vérité.
– le psychiatre, dans ses conclusions, devrait dire à la justice les limites de sa compétence.
– le pouvoir du psychiatre est tel que l’on pourrait croire que c’est lui qui condamne et qui se prononce, à la place du juge d’instruction, sur la culpabilité du « présumé innocent ».
– le présumé « innocent » est d’emblée « présumé coupable » par le psychiatre.
– l’expertise devrait être demandée sans dire au psychiatre ce qu’on veut expertiser.

Concernant la justice :
– la justice peut juger quand elle a des preuves, comme pour un braquage, un meurtre, un viol, pas dans ce type d’affaires très complexe et comme la justice n’est pas habilitée à juger ce type d’affaires, elle est otage des experts.
– c’est un juré populaire, tiré au sort dans le métro, qui juge aux Assises et qui sera forcément du côté de la « victime » (identification à une petite fille, un fils, une soeur… )
– à cause de la mise en scène des Assises, l’accusé qui arrive, menottes aux poignets entre quatre gendarmes, est forcément coupable de quelque chose : il n’y a pas de présumé innocent. – le dossier des charges contre l’accusé est, en fait, un dossier de charges contre un pédophile.

Quels sont les commentaires qui peuvent être apportés à toutes ces allégations ?
De même que les défenseurs des comités de soutien reconnaissent, plus ou moins, que la pédophilie existe et qu’il est juste de sanctionner tout comportement coupable de violence sexuelle à enfant, de même, il ne serait pas honnête de dire que les erreurs judiciaires n’existent pas : elles existent depuis toujours et sont tout aussi condamnables.

Mais, il importe de savoir si on choisit de venir en aide aux victimes de violence sexuelle ou si on préfère soutenir la cause des agresseurs sexuels et des pédophiles, Combien d’entre eux continuent de sévir plus ou moins ouvertement à l’école, sûrs de leur impunité et de leur bon droit ? Combien d’entre eux pour quelques uns qui seraient innocents ?
« Mieux vaut un accusé libre qu’un innocent en prison « pourra t-on entendre au cours de cette journée, ce qui résume assez bien le fil conducteur des différentes interventions.
Des enseignants se mobilisent aujourd’hui pour défendre les injustement accusés , des syndicats font front commun pour la défense de collègue qui aurait été mis en cause injustement, de peur que leur arrive demain ce qui est arrivé hier à d’autres.
A quel moment, le personnel enseignant. S’est-il mobilisé pour lutter contre la pédophilie à l’école ? Qu’ont fait les instituteurs, les professeurs, les directeurs, lorsqu’ils « soupçonnaient » un collègue? et lorsque des enfants (leur ?) en parlaient ?
Pas de délation surtout, pas de dénonciation à tort, pas d’accusation sans preuves et si cela s’avérait vrai, « on » mutait l’enseignant et on faisait silence! Pas de vagues surtout! Silence!

Si toutes ces énergies, qui se mobilisent aujourd’hui, s’étaient mobilisées en temps et en heure pour la défense, non pas des « pédophiles », mais des victimes d’abus sexuels, que de temps et de souffrance auraient été et seraient aujourd’hui épargnées!

Mais, pour protéger les enfants qui subissent l’abus de pouvoir du « pédophile », encore faut-il reconnaître que les viols sur mineurs existent et que c’est généralement dans l’entourage proche de l’enfant, donc dans le milieu scolaire, entre autre, qu’on trouve ces hommes !
Ce ne sont pas seulement des enseignants qui se solidarisent pour lutter contre les erreurs de procédure, mais également des tas de gens bien pensants qui font entendre leur voix pour dénoncer les dérives de la chasse aux sorcières ou la nouvelle folle de la société.
Il suffit de lire le numéro 35 de la revue Chimères pour s’en assurer! Il suffit de lire la liste des signataires en faveur d’Antoine Soriano pour être convaincu que les « pédophiles » ont encore de beaux ours devant eux !

Mais, parmi tous ces supporters ou pétitionnaires, lesquels sont allés au procès des « faussement accusés » ? lesquels ont jamais entendu l’enfance violée témoigner à la barre ?
Lesquels se sont posés des questions sur la soi-disant maladie que serait la pédophilie ?
Il est certain que ce ne sont pas les psy. freudiens qui risquent de croire à la véracité des dévoilements d’enfant, tellement convaincus par la théorie de la séduction, des fantasmes et des pulsions et, si peu, par l’inceste paternel, voire l’infanticide (pourtant tellement plus fréquent, dans la réalité, que le parricide ou matricide).

Il est vrai que ce mouvement de défense était à prévoir de la part de ceux qui sont censés être éclairés et que tout mouvement qui surgit aux Etats Unis franchit l’Atlantique peu après, faux souvenirs, remémorations forcées, manipulations mentales, témoignages falsifiées… et tout le cortège des arguments pour dénoncer ces pratiques déviantes dont usent et abusent des psy, sans éthique et qui mettent en péril le sérieux d’une profession trop souvent déconsidérée.
L’Eglise de Scientologie doit se régaler de ces querelles d’écoles, de cette dénonciation d’une psychiatrie dont tout à chacun pourrait être un jour l’otage et dont les adeptes vont pouvoir se fondre parmi tous ces défenseurs d’une justice plus juste !

Mais, une fois de plus, sous couvert d’empêcher des procès qui brisent la carrière de professionnels innocents, certains peuvent s’exprimer librement contre le droit (récent) qu’ont les femmes et les enfants de se défendre et, pire de dénoncer la violence subie! Sous prétexte d’éviter des erreurs judiciaires, femmes et enfants sont attaqués, car mettant en péril le patriarcat!
Trop de pouvoir aux femmes et aux enfants, trop de femmes qui ont le droit à la parole, trop de luttes féministes indécentes, trop de lois qui restreignent le pouvoir des hommes et surtout cet interdit d’un rapport sexuel non consenti qualifié désormais de viol (article 222,23 du Code Pénal).
Trop de pouvoir donné à la parole de la femme et de l’enfant et porte de crédibilité de la parole de l’homme, ce qui est insupportable pour ceux et celles qui pensent que, seuls, le sexe « fort » (et quelques femmes) disent la vérité!
La parole, lorsqu’elle n’est pas du côté du présumé innocent est forcément attaquée :
Pouvoir de la parole de l’enfant contre l’adulte, de la femme contre l’homme, de la victime contre l’agresseur. Pouvoir de la parole de l’expert psychiatre et de l’avocat général contre celle du présumé innocent et de son défenseur, Pouvoir des jurés « tirés au sort dans le métro ». Pouvoir d’une justice otage des experts »

Mais, quand parle t-on des mères qui protègent leur père ou leur mari ? du pouvoir des experts qui passent à côté d’agresseurs sexuels ou d’enfants victimes ? du pouvoir du juge de classer des dossiers ? du pouvoir du pédophile de se faire passer pour malade ? du pouvoir de ces hommes qui terrorisent leurs victimes en les menaçant de mort si elles parlent ou pire, leur affirmant que si elles parlent, elles ne seront pas crues… »

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