| Le père incestueux n'est pas venu à son procès |
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| Écrit par Administrator | ||||||
| 18-02-2012 | ||||||
Le père incestueux n'est pas venu à son procèsLe tribunal bordelais a condamné un père à six ans de prison. Les faits s'étaient déroulés à Étauliers.Par Jean-Pierre Tamisier Roger Santurette, 62 ans, a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans par ascendant et condamné à six ans de prison hier après-midi, par le tribunal correctionnel de Bordeaux, présidé par Alain Reynal. Le prévenu n'était pas présent et un mandat d'arrêt a été lancé à l'issue du délibéré. Son avocat, Me Jean-Baptiste Bordas, s'est donc retrouvé seul pour défendre ses intérêts. L'exposé de ce complexe dossier d'inceste, conduit avec minutie et sensibilité par Alain Reynal, a occupé une grande partie de cette audience. La victime, aujourd'hui âgée de 24 ans et défendue par Me Nathalie Dos Anjos, est venue évoquer, avec un courage remarquable, l'enfance brisée, fracassée, qui avait été la sienne. Elle a parlé des coups de pied, portés régulièrement, avec des chaussures de sécurités aux semelles plombées. Et de ces moments, difficiles à exprimer, où le corps n'était plus qu'un objet entre les mains de cet homme, dont les expertises psychologiques et psychiatriques diront qu'il est à la limite de la débilité et qu'il a une structure psychopathique. Des années de calvaireÀ deux ans, après le décès de la mère, la jeune victime, née en 1987, a été placée en famille d'accueil. Mais le père venait régulièrement et passait pour un être gentil. De 1989 à 1997, à Dijon d'abord, puis à Étauliers, dans le Blayais, celle qui est aujourd'hui une jeune fille, a vécu un calvaire qui aurait pu (aurait dû ?), conduire l'auteur devant les assises pour viol. Ce qui n'a finalement pas été retenu. Car à neuf ans, quand on ne sait ni lire ni écrire, il est difficile de faire entendre sa voix. Une enseignante, un éducateur, la sœur aînée de la victime ont tenté d'alerter sur son cas. La justice s'en est inquiété, mais aucune expertise médicolégale n'a été ordonnée. Tout juste majeure, en 1986, la jeune femme qui ne savait toujours pas lire (elle a appris depuis et veut écrire un livre), a trouvé la force de déposer plainte. « La justice a mis du temps », a convenu la vice-procureur Sophie L'Angevin pour qui « les soupçons d'inceste, avérés par les éléments du dossier, permettent d'établir la culpabilité. » Elle demandait cinq ans de prison. Le tribunal a choisi d'être encore plus sévère. Recommandez (5) | Citez cet article sur votre site | Version imprimable
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| Dernière mise à jour : ( 18-02-2012 ) | ||||||
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