| Le couple offrait de garder les enfants des voisins |
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| Écrit par Administrator | ||||||
| 29-01-2011 | ||||||
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Accusé d'agressions sexuellesLe couple offrait de garder les enfants des voisins SHERBROOKE – Le couple sherbrookois accusé d'agressions sexuelles sur son bébé de 18 mois offrait régulièrement ses services pour garder les enfants du quartier. Plusieurs résidants du secteur ont eu froid dans le dos en apprenant l’arrestation du couple. Une voisine soupçonnait quelque chose d'anormal, mais jamais elle n’aurait imaginé une histoire de cette ampleur. «Ils ont demandé à garder mes petits-enfants, a confié la voisine, encore secouée. Ils ont demandé à garder la petite-fille de mon voisin, à plusieurs reprises. On ne les a pas envoyés là, une chance!» «Quand tu n’as pas de preuve, qu’est-ce que tu fais?» se questionne-t-elle. Les deux accusés se sont rencontrés au Centre jeunesse Val-du-Lac de Sherbrooke, un centre pour jeunes délinquants. Les agressions sexuelles sur leur fillette de 18 mois auraient été commises entre octobre dernier et janvier, tout de suite après la naissance de leur deuxième enfant, un garçon aujourd'hui âgé de trois mois.
Comparution la semaine prochaineLa mère de 20 ans, tout comme le père de 24 ans, demeure détenue. La jeune femme devait comparaître jeudi matin pour son enquête sur remise en liberté, mais la comparution a été remise au 4 février, à la demande de la défense qui doit prendre connaissance de la preuve volumineuse. La jeune femme, qui est sans antécédents judiciaires, fait face à quatre chefs d'accusations pour agression sexuelle, contact sexuel sur un mineur, agression sexuelle avec la participation d'une autre personne et incitation à des contacts sexuels. Le conjoint figure, depuis 2007, sur le registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans. Il devrait se présenter dans la prochaine semaine au tribunal.
Une peine sévèreLes deux accusés pourraient écoper d’une peine d’emprisonnement allant de deux ans à huit ans s’ils sont reconnus coupables. Selon la criminaliste Mia Manocchio, le couple risque une peine assez sévère. «Le juge va considérer la vulnérabilité de l’enfant, explique-t-elle. Je pense qu'à 18 mois, on ne peut pas dénoncer, on ne peut pas demander de l'aide.» Les peines pourraient toutefois s'alourdir avec le projet de loi C-54 du gouvernement conservateur, qui est présentement à l'étude. «Nous avons décidé de serrer la vis, commente le secrétaire parlementaire à la Justice, Daniel Petit. On a décidé d’imposer des peines minimales. Par exemple, pour l’inceste, on parle d’un minimum de cinq ans de taule.»
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| Dernière mise à jour : ( 29-01-2011 ) | ||||||
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