Canada-La pédophilie : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

On sait que le Canada et le Québec luttent contre toutes les discriminations liées à l’orientation sexuelle. C’est ainsi que le Québec, toujours « pionnier », mène une action interministérielle concertée contre l’hétérosexisme, défini comme « l’affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles.

Cette action « pilotée par un comité interministériel » contre les « attitudes et les comportements homophobes » « définit le but ultime du gouvernement comme étant l’éradication des obstacles qui s’opposent à la pleine reconnaissance des intérêts et du mode de vie des LGBT. » On luttera donc contre l’hétérosexisme en classe d’anglais, de français, de cours d’éthique et de culture religieuse et dans les cours d’éducation sexuelle, car il ne faut pas discriminer en fonction de l’orientation sexuelle nous dit-on

Or voici que, dans le cadre de l’étude du projet de loi C-54 au parlement fédéral, des experts sont venus attester devant une commission parlementaire que la pédophilie est simplement « une orientation sexuelle » comme une autre.

Hubert van Gijseghem

 Les deux experts, Vernon Quinsey, professeur émérite de psychologie de l’Université Queen’s, et Hubert van Gijseghem professeur de l’Université de Montréal, témoignaient devant le Comité de la justice et des droits de la personne.
  Lors de son témoignage, le professeur et psychologue Hubert van Gijseghem de l’Université de Montréal a déclaré :
  « Si on sait que le pédophile n’est pas un individu qui commet un petit acte de temps à autre mais qu’il est aux prises avec l’équivalent d’une orientation sexuelle au même titre qu’un autre est aux prises avec une hétérosexualité ou encore avec une homosexualité, et si on s’entend sur le fait que le vrai pédophile a une préférence exclusive pour les enfants et que cela est l’équivalent d’une orientation sexuelle, tout le monde comprendra qu’il ne peut être question de vraie thérapie. On ne changera pas son orientation sexuelle. Il peut évidemment toujours rester abstinent. »

 M. van Gijseghem devait ajouter :

 « En ce qui concerne la pédophilie, je crois que Dr Quinsey vient de dire exactement, en d’autres mots et peut-être mieux que moi, ce que j’ai dit déjà, à savoir qu’il s’agit d’une orientation sexuelle. Bien sûr, même une personne dont l’orientation sexuelle implique une préférence quasi exclusive pour les enfants prépubères peut être chaste ou abstinente. On voit cela, d’ailleurs, chez certains membres du clergé catholique. La chasteté existe, mais chez la grande majorité des pédophiles, le risque de passer à l’acte est beaucoup plus élevé que chez d’autres types d’abuseurs sexuels. Et comme mon collègue l’a fait, je donne ici comme exemple les abuseurs intrafamiliaux. »

Étonné par ces déclarations, le député Marc Lemay (Abitibi-Témiscamingue, BQ), a déclaré : « Je vais essayer de me concentrer sur le sujet. Je vous avoue que je ne me serais pas attendu, en cette journée de la Saint-Valentin, à parler de ce genre d’amour déplacé. Ce n’est pas nécessairement de l’amour. C’est davantage de la violence et du contrôle. Je suis inquiet, professeur Van Gijseghem — et je vous connais bien pour avoir déjà entendu vos témoignages sur d’autres sujets —, parce que vous dites, si je vous ai bien compris, que la pédophilie est une orientation sexuelle. ».

 Le professeur montréalais a confirmé ses dires : « C’est ce que j’ai dit. » Le député abitibien est revenu à la charge : « Faudrait-il donc la comparer à l’homosexualité ? »

 La réponse a été claire : « Oui, ou à l’hétérosexualité. Si vous viviez, par exemple, dans une société où l’hétérosexualité est proscrite ou défendue et qu’on vous disait qu’il faut que vous suiviez une thérapie afin de changer d’orientation sexuelle, vous diriez probablement que c’est un peu fou. Bref, vous n’accepteriez pas du tout une telle proposition. J’utilise cette analogie pour dire que, en effet, le pédophile ne changera pas d’orientation sexuelle. »
 Durant son témoignage, le professeur Quinsey a déclaré que « les pédophiles sont ceux qui préfèrent des enfants prépubères. Il ne sont pas intéressés par des jeunes de 15 ans qui ont un corps d’adulte. » « Aucune donnée scientifique ne prouve que ce type de préférence peut être modifié grâce à un traitement ou autre forme d’intervention » d’ajouter le psychologue ontarien.
 Dans un article du Toronto Sun intitulé « Les experts [fous] dirigent l’asile », un chroniqueur s’insurge contre les propos du « Dr Hubert van Gijseghem qui se présente devant les députés pour leur dire que la pédophilie est une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité ou l’homosexualité ».
 Ne restera-t-il plus que l’enfant-roi devienne consentant et la pédophilie sera une pratique acceptable ? Bientôt, près de chez nous, de nouveaux préjugés à abattre…

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