Vos enfants traqués en ligne

Article du journal de Montréal

Un nombre effarant de prédateurs sexuels écument les sites Internet préférés des jeunes Québécois afin d’y traquer des petites victimes, démontre une enquête du Journal de Montréal qui a permis de prendre à leur propre piège quatre pédophiles.

C’est avec une facilité déconcertante que nos trois reporters ont pu surprendre ces individus qui cherchaient à obtenir des contacts sexuels avec des enfants.

Au cours des dernières semaines, il nous a d’ailleurs suffide personnifier des internautes de 11, 12 et 13 ans sur divers sites interactifs pour être vite assaillis de propositions indécentes et éventuellement criminelles.

«Je peux te montrer bien des choses sur le sexe, sans te forcer non plus. Je serais très doux avec toi comme je l’ai été avec l’autre», a par exemple glissé Pierre (nom fictif), 40 ans, à l’intention de Callie, 12 ans.

«Veux-tu que je te fasse un tour de char contre une… (acte sexuel)», a aussi suggéré Charles (nom fictif), 24 ans, à Aurélie, 13 ans.

Peu de parents le savent, mais il suffit parfois de quelques minutes en ligne pour que des adultes ciblent un enfant et déversent sur lui les pires grossièretés (voir autres textes).

 

Leurre

Le nombre de cas de leurre d’enfant par ordinateur a d’ailleurs explosé depuis 2005 au Québec.

En moyenne, chaque fois que les jeunes filles personnifiées par nos journalistes se branchaient sur Internet, elles recevaient cinq avances de nature sexuelle.

Tout y est passé: exhibitionnisme et séances de masturbation en direct avec une webcam, invitations à poser des gestes dégradants, incitations à produire des photographies osées, distribution de matériel pornographique. Certains propos et certains gestes ont été à ce point dégoûtants que nous ne pouvons en faire mention.

 

Des prédateurs «agressifs»

Certains pédophiles se sont aussi montrés si «agressifs» qu’ils ont proposé très rapidement aux enfants de quitter le monde virtuel et de les rencontrer en personne.

Parfois très directs dans leur approche, parfois paternels et enjôleurs, les prédateurs utilisent de nombreux subterfuges, avons-nous observé. Plusieurs n’hésitent pas à offrir drogue et alcool à leur nouvelle protégée dans l’espoir d’obtenir des faveurs sexuelles.

Plus d’une demi-douzaine d’hommes âgés de 20 à 44 ans ont ainsi fixé un rendez-vous à l’une ou l’autre des jeunes filles personnifiées par nos reporters.

Trois individus se sont tour à tour présentés chez la jeune internaute qu’il croyait avoir séduite. Un autre a poussé l’audace jusqu’à envoyer un taxi chercher une jeune fille de 13 ans.

Face à nos journalistes, les prédateurs ont nié, puis tenté de jouer à la victime ou de rejeter la faute sur l’enfant.

«Sur Internet, c’est plus ouvert, plus facile de parler de sexe. Je voulais juste voir jusqu’où j’irais», a expliqué un des types.

«T’sais, il y a toujours des filles qui aiment les gars plus vieux. Une petite fille de 12 ans, c’est fort pas mal, là. Mais… la fille, tu l’invites à venir te voir, tu lui tords pas un bras, là», a avancé un autre.

Un des prédateurs a dit être dépressif, se sentir seul et se tourner vers les jeunes sur Internet lorsqu’il n’a plus les moyens de se payer une prostituée.

 

Avis à nos lecteurs

Le Journal de Montréal tient à informer ses lecteurs que certains passages du reportage de ce matin peuvent être choquants en raison du langage parfois sexuellement explicite.

Si nous avons conservés certains extraits, c’est parce que nous jugeons qu’ils seront utiles aux parents pour mieux comprendre et éviter les pièges que les prédateurs sexuels tendent à leurs enfants sur Internet.

Nous pensons qu’il est essentiel pour les parents de lire ce dossier qui commence aujourd’hui. Peu d’entre nous — incluant notre équipe qui a réalisé ce reportage–ont pu se douter du danger que peut représenter Internet pour des enfants laissés sans supervision devant un écran d’ordinateur.

Eux-mêmes des parents avec de jeunes enfants dans certains cas, nos reporters ont constaté avec stupeur le nombre inquiétant de prédateurs qui essaient de charmer et de rencontrer des enfants grâce à internet.

Internet permet-il encore une vie privée ?

Attention aux groupes de discussion et blogs sur Internet : ils ne garantissent pas forcément la protection des données, ont averti hier au Conseil de l’Europe à Strasbourg les spécialistes d’une soixantaine de pays réunis sur le thème « Informatique et libertés ».

 

 

Ce colloque, organisé par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et son homologue allemande BfDI, s’adresse chaque année aux 78 autorités chargées de la protection des données, dans les pays où ces organisations existent. Face à Internet et à son développement, leur rôle consiste à surveiller et à alerter, à défaut de réglementations. Celles-ci sont quasi inexistantes et d’ailleurs, dans la plupart des cas, pas souhaitées (sauf pour les affaires criminelles dont la pédophilie). Dans les domaines « virtuels », les instances type CNIL s’appuient d’abord sur la vigilance des internautes dûment avertis des risques encourus, tout en comptant sur la bonne volonté – éventuellement à consigner sous forme de « chartes » – des fournisseurs d’accès.

Le blog de Clara

Le colloque strasbourgeois a plus particulièrement porté sur la « protection de la vie privée dans un monde sans frontières ». Et le constat est alarmant : la vie privée, ce « capital intimité » de chacun, devient de plus en plus transparente. Interroger un moteur de recherches, mettre à jour un blog ou un « profil » sur un site communautaire dévoile chaque jour un peu plus d’intimité. Sans oublier qu’Internet permet de « fouiner » : rechercher ses copains de classe, géolocaliser ses amis, repérer les frasques de jeunesse d’un candidat à l’embauche. L’internaute est à la fois « ficheur » et « fiché ». Où tout cela mènera-t-il ?
Les adolescents, nombreux sur les blogs et les messageries instantanées, sont particulièrement concernés sans se rendre compte que petit à petit ils « livrent » leur personnalité.
Par exemple Clara – un exemple cité au colloque – entretient un blog depuis l’âge de 14 ans. Elle dévoile ses passions, ses goûts, publie ses photos et parle de ses états d’âme en commentant son quotidien. Par ailleurs, elle mène une « seconde vie » sur un site spécialisé. Comme ces informations sont stockées durant des années et peuvent être enregistrées par chaque personne connectée, Clara peut devenir, à son insu, une cible privilégiée pour des analyses comportementales ou des études de marketing. Son « profil commercial » sera aisé à définir… Et peut-être un jour, quelqu’un posera des questions à Clara sur des « affirmations » livrées par blog, il y a cinq ans.
Certes, des « outils » autorisant la confidentialité existent sur les sites. Pour les fournisseurs d’accès et les forums, c’est à l’internaute de prendre ses responsabilités, en décidant ou non de s’en servir.

La responsabilité chez les fournisseurs

La CNIL et les instances équivalentes demandent au contraire plus de responsabilité de la part des fournisseurs. A eux d’avertir et, surtout, de rendre ces fameux « outils » de confidentialité très facilement accessibles sans connaissances particulières en informatique.
Reste la question des « données sécurisées », par exemple lors d’un paiement par carte bancaire sur la Toile. Dans l’Union européenne et dans les autres États européens occidentaux, cette sécurité serait réelle, ainsi qu’en Amérique du Nord. Ailleurs, ce serait toujours la jungle, avec des sites « sérieux » et d’autres absolument pas fiables… Mais qui les connaît ?

Inauguration de la hotline Net Écoute Famille

C’est ce matin que Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales et Eric Besson, Secrétaire d’état chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique ont inaugure une ligne d’accueil téléphonique pour la protection des mineurs sur Internet.

C’est ce matin à Paris que Michèle Alliot-Marie a inauguré la ligne d’accueil téléphonique pour la protection des mineurs sur Internet. Baptisée Net Écoute Famille, le fonctionnement de cette ligne nationale est à la charge de l’association e-Enfance (avec le soutien de la Commission Européenne dans le cadre du programme européen Pour un Internet plus Sûr/Internet sans Crainte, du Ministère de l’Intérieur et du Secrétariat d’état à l’économie Numérique), connue pour publier régulièrement des tests concernant la qualité des logiciels de contrôle parental fournis gratuitement par les FAI.
netecoutefamille

Au 0820 200 000 (numéro Indigo*), du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00, des interlocuteurs répondent en toute confidentialité aux questions posées par des enfants, adolescents et parents concernant l’Internet ainsi que le mobile :

  • Aide à l’installation des logiciels de contrôle parental
  • Conseils sur l’utilisation sécurisée d’Internet et du mobile par les jeunes
  • Aide psychologique en cas de confrontation à des problèmes graves liés à Internet et au mobile (images choquantes, harcèlement moral et sexuel, mauvaises rencontres, pédophilie, dépendance à Internet ou aux jeux vidéo…)
Rappelons par ailleurs qu’un portail de signalement mis à en place par le gouvernement permet de signaler des contenus illicites sur la Toile, notamment relatifs à la pédophilie ou la corruption de mineurs.

Surfez intelligent

Le secrétariat d’Etat en charge de la Prospective et du Développement de l’économie numérique vous propose quelques repères et bonnes pratiques indispensables pour « surfer » en toute sérénité.

On ne touche pas ici!

Prévention anti-pédophilie : La Règle «On ne touche pas ici»

Le Conseil de l’Europe lance une nouvelle campagne de prévention contre la pédophile : La Règle «On ne touche pas ici ».

Présentation

Présentation

 

Antipedophil est un service Français de signalement d’enfants exploités sexuellement. C’est un portail grand public destiné à recevoir et à traiter des signalements de pédophilie, d’inceste, de pornographie juvénile, de cybercriminalité, de tourisme sexuel, de prostitution juvénile impliquant des enfants. Antipedophil est aussi un centre d’information, de prévention, d’aiguillage et de ressources pour la sécurité des enfants. La majorité des signalements que nous traitons nous parviennent par Internet, mais l’on peut aussi communiquer avec nous par téléphone ou par formulaires. Ce portail a pour objectif de protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle. Pour ce faire, Antipedophil reçoit et analyse des signalements d’enfants exploités sexuellement et transmet les cas d’actes et de matériel présumés illégaux aux instances policières compétentes. Antipedophil offre à la population française et francophone un centre d’information, de ressources, de recherche, de soutien et d’aiguillage axé sur la sécurité. Un label Antipedophil est en cours d’élaboration. Il sera attribué aux sites les plus représentatifs de notre idée de la lutte antipédocriminelle, une campagne de publicité dans la presse sera aussi prévue pour les lauréats. La création d’une association qui devra défendre les intérêts des enfants, leur fournir les meilleurs avocats des principales régions et le soutien nécessaire a leur aide est en cours d’ étude. Pour terminer nous espérons pouvoir nous lier dans un partenariat avec une organisation internationale.

Notre rêve utopique serait que nous n’ayons plus de raison d’être, ce qui impliquerait enfin un monde presque parfait!

Notre soutien

Notre portail soutient inconditionnellement le travail de:

 

 le monde a travers un regard

 

Innocence en danger

 

 APEV

 

Pourquoi ce portail?

Normalement ce portail internet ne devrait avoir nulle raison d’être!

Dans la jungle de la vie, d’internet, et de l’information uniformisée et tournant en boucle parce que croustillante,  un flou assez important  règne.

Une  information claire, concise, des articles faisant référence, des conseils précis, de l’aide et aiguillage de victimes ou de proches en ce qui concerne la pédophilie, l’inceste, les agressions sexuelles sur les mineurs, la protection de l’enfance, sont notre leitmotiv depuis presque 10 ans

Ouvrant les yeux sur ces problèmes, et plus particulièrement depuis le 01-05-2002, jour ou le ciel c’est effondré sur nos têtes, lorsque notre enfant nous à révélé les crimes sexuels qu’il subissait! Je décidais alors de me battre contre ce fléau.

Plusieurs sites sont déjà en ligne estampillés Antipédophil. Le but est de pallier aux lacunes du système, de centraliser les adresses, les intervenants, de diffuser des infos, de diffuser des recherches, de signaler les crimes, et de syndiquer un maximum de bonnes volontés.

Militer pour faire bouger et appliquer  la loi, faire respecter nos droits et particulièrement ceux des enfants victimes est une priorité !

Malheureusement 10 ans après, nous sommes toujours là ! Constat d’échec, non ! Plus de sept millions de visiteurs uniques et beaucoup d’aide apportée confortent notre volonté de continuer ce combat qui sera long et fastidieux.

Toute aide sera la bienvenue!

Ps : Je ne remercie pas les services de l’état pour leur perquisition à mon domicile et leurs allégations. Pour eux, si vous cherchez de l’aide, aidez, informez, sur le sujet de la pédophilie, c’est que vous êtes forcément pédophile, on insulte plus de 7 millions de personnes. Voici leur résonnement facile, bien plus facile et moins couteux que de faire disparaitre la gangrène du net.

Sécurité

Votre sécurité nous concerne énormément,

C’est pourquoi nous avons choisi de sécuriser le Portail Antipedophil avec ssl

Nous avons mis en place une politique de sécurité maximum pour les visiteurs nous faisant confiance (soit plus de 15000 visites uniques par mois).

 

 

 

Comment ça marche ?

Sécurité SSL: Mode de fonctionnement

Le technologie Secure Sockets Layer (SSL) protège notre site Web et renforce la confiance que nos visiteurs placent en nous.

Un certificat SSL permet le cryptage des informations sensibles pendant les échanges de données en ligne.

Chaque certificat SSL contient des informations uniques, authentifiées, sur le propriétaire du certificat.

Chaque certificat SSL est émis par une autorité de certification qui vérifie l’identité de son propriétaire.

Authentification

Chaque certificat SSL est créé pour un serveur particulier dans un domaine spécifique pour une entité professionnelle vérifiée. Comme un passeport ou un permis de conduire, un certificat SSL est émis par une autorité de confiance, l’autorité de certification (Certification Authority, CA). Lors de la transaction SSL, le navigateur demande l’authentification du serveur. Le client voit apparaître le nom de la société lorsqu’il clique sur certaines marques de confiance SSL ou utilise un navigateur prenant en charge la norme Extended Validation (Validation renforcée). Si l’information ne correspond pas ou si le certificat est périmé, le navigateur affiche un message d’erreur ou un avertissement.

Soyons digne de la confiance de nos visiteurs

Sans un cryptage SSL, les paquets d’informations circulent en clair sur les réseaux. Imaginez que vous envoyiez un courrier postal dans une enveloppe transparente. Toute personne qui peut y accéder a la possibilité de voir les données. Si elles ont de la valeur, ces personnes pourront les prendre ou les modifier. Sans une vérification par une tierce partie, comment savez-vous qu’un site Web appartient vraiment à l’entreprise à laquelle vous accordez votre confiance ? Imaginez recevoir une enveloppe sans expéditeur et un formulaire vous demandant le numéro de votre compte en banque. Les certificats SSL permettent aux visiteurs de votre site de protéger leurs informations sensibles et de se faire une meilleure idée de la personne à laquelle ils les confient.

La technologie la plus réputée du web !

La technologie SSL nous permet d’offrir à nos visiteurs un environnement sécurisé et pratique pour l’échange de données en ligne sur notre site.Pour une sécurité accrue nous avons choisi un cryptage allant jusqu a 256 bits

Avez-vous remarqué dans votre navigateur l’apparition du cadenas ?

 image https

Il signifie que votre connexion est sure, cryptée, digne de confiance, sécurisée.

Pourquoi une fenêtre s’affiche t’elle lors de la navigation au chargement des pages ?

Lorsque vous entrez ou sortez d’une page sécurisée une fenêtre peut s’ouvrir et afficher :« Cette page contient des éléments sécurisés et non sécurisés. Souhaitez-vous afficher les éléments non sécurisés ? » Oui ou non.

Dans le doute cliquez non. Cela se produit lorsque des images externes ou des Iframes sont présentes dans les pages. Certains détails des pages pourront être masqués.

Dans le cas contraire et que vous cliquez oui vous serez quand même protégés, vous pourrez voir dans la barre d’adresse le (s) ajouté : https//www.antipedophil.fr prouvant que votre connexion est quand même fortement protégée.

 

 

Protection générale du site:

Pour vérifier notre site, essayez le test  de  McAfee Advisor pour nos sites Antipedophil.

Essayez aussi la sécurité sur Norton Safe Web pour nos sites Antipedophil

Essayez l’outil Google de diagnostic pour nos sites Antipedophil

Outil Wot réputation : test

 

Protection du domaine Antipedophil par DNSSEC

dnssec tlsa validator

La sécurité de tout système dépend à la fois de la sécurisation de ses différentes composantes et des
interactions entre celles-ci. Ce constat est aussi valable pour le DNS
(Domain Name System), maillon clé du fonctionnement de l’Internet, car
la quasi-totalité des services en ligne utilise des noms de domaine à un
moment ou à un autre.

Cependant, le DNS a été mis au point dans les années 80, dans un environnement où sa capacité à répondre aux
besoins de performance et de résilience primait sur sa sécurisation.
Avec le temps, et notamment depuis 2008, avec la révélation de la «
Faille Kaminsky », la nécessité de mieux sécuriser le DNS est devenue
une priorité pour tous ses acteurs.

 Test Antipedophil sur Vérisign

Protection des données personnelles

En vertu de l’article 34 de la loi française n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé dans le service des informations directement ou indirectement nominatives peut demander la communication des informations personnelles le concernant à l’administrateur du service, les faire rectifier ou supprimer le cas échéant en s’adressant à:  le formulaire sécurisé .

En résumé:

En résumé que ce soit pendant l’inscription, l’écriture d’un commentaire, l’envoie de fichiers, le remplissage d’un
formulaire, pendant un don, ou toute navigation vous êtes complètement
protégés sur notre Portail!

Copyright

Les sites et le nom Antipedophil sont protégés par un copyright, Numéro 00041483 Copyright Dêpot.com

 Copyrigth Depot.com

L’avis d’un expert : « il faut être cru et soutenu par ceux qui vous aiment »

Le professeur Roland Coutanceau, psychiatre des hôpitaux, criminologue et expert judiciaire, décrypte les troubles liés à l’inceste et leurs répercussions sur le psychisme des victimes. Entretien.


De quels traumatismes peut souffrir une victime d’inceste ?

Professeur Roland Coutanceau : « Ils peuvent être d’ordre chimique. Tout traumatisme a des répercussions sur le plan mental comme les troubles du sommeil, les flashes, comme les troubles de la vie avec des signes qui fonctionnent comme des spasmes et les troubles du comportement, notamment les addictions. Et évidemment des troubles de la vie affective et sexuelle. Mais ce qui nous intéresse le plus sont les traumatismes qui restent dans le psychisme, avec le vécu de honte, de mal-être, de dégoût et de culpabilité. Le traumatisme d’ordre sexuel vécu précocement est déstabilisant car c’est le traumatisme de l’humiliation qui consiste à avoir subi l’ascendant de l’autre. Il se renforce encore à travers la filiation. La question est : comment un père peut me faire ça ? Celui qui doit normalement aimer, soutenir et protéger… »
En quoi le silence est-il plus difficile à rompre ? Et que se passe-t-il s’il n’est pas brisé ?
« Statistiquement, les victimes vont d’autant mieux qu’elles ont parlé tôt. Et c’est d’autant plus douloureux et pathogène chez celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de parler à un autre être humain. C’est comme du pus émotionnel. Si on ne l’excise pas, il ne sort pas. Et ce pus va vous bouffer à l’intérieur. Si ce souvenir douloureux macère dans ma seule mémoire, il provoque un kyste émotionnel de douleur qui va régulièrement paralyser ma vie. Et l’inceste, parce qu’il est tabou, est statistiquement particulièrement désorganisateur et destructeur à moyen terme. Les victimes qui ont eu la chance d’en parler ne vont pas si mal. La parole est un enjeu important. Une partie du destin est liée à cette question : est-ce que j’ai pu en parler ou pas ? »
Y a-t-il un profil type du père incestueux ?
« Non, mais il y a des caractéristiques chez le père incestueux. Ce sont souvent des sujets rigides et tatillons. Ils sont assez souvent timides et ont peu de relations avec les femmes adultes. Certains ont connu une femme, une professionnelle ou une femme de rencontre, mais ils sont inhibé dans les relations amoureuses adultes. Mais cela ne suffit pas. Ils ont aussi un degré d’égocentrisme avec une capacité à ne pas tenir compte de la souffrance d’un proche. Il y a des pères incestueux qui sont attirés par la petite fille prépubère qui grandit, à travers sa fonction de femme. Il y a dans une moindre proportion ceux qui ont une dimension pédophile et qui ne sont attirés que par les enfants prépubères. »


Comment une victime peut-elle se reconstruire plusieurs décennies après les faits, alors que l’action de la justice est prescrite ou l’auteur décédé ?

« Il faut en parler socialement dans un espace thérapeutique. Je crois en la pertinence des groupes de parole. Le témoignage social est nécessaire mais il n’y a pas forcément besoin du procès. Il faut être cru et soutenu par les personnes qui vous aiment. Une victime m’a dit : « Le plus dur n’est pas ce que mon père a fait mais que ma mère ne me croit pas et me rejette. »

Recueilli par E.L.
« Vivre après l’inceste, haïr ou pardonner ? » est un ouvrage de Roland Coutanceau paru en 2004 aux éditions Desclée de Brouwer.

Source de l’article

L’enfant victime d’inceste

par Yve-Hiram L.Haesevoets publié par De Boeck Université

 

L’enfant victime d’inceste

De la séduction traumatique à la violence sexuelle

Mission de Lutte Contre l’Inceste – rapport de Marie-Louise Fort

Le 30 septembre 2008, le Président du Groupe UMP, Jean-François COPE, a chargé
Marie-Louise FORT, Député de l’Yonne, d’une mission sur l’inceste. Ce rapport présente ses
conclusions et invite à la mise en oeuvre d’un véritable plan de lutte contre l’inceste.
Un travail de recherche approfondi, des visites d’institutions et de nombreuses
auditions menées entre octobre 2008 et janvier 2009 ainsi que la lecture de centaines de
pages de témoignages, ont confronté la mission à ce qui lui est apparu comme le dernier
tabou français. L’évolution des mentalités ces dernières années face aux crimes sexuels et
quant au sort des victimes n’ont que marginalement concerné l’inceste. Sa singularité sous estimée
et sa « barbarie » l’avaient en effet exclu de nos schémas et donc de notre
entendement.

LIRE LE RAPPORT

L’inceste doit être jugé comme un crime

Claude Stéfan:

Ce n’est pas toujours le cas, déplore l’Association internationale des victimes de ce « fléau »… Aussi, elle tient, aujourd’hui, son premier congrès à Paris.

Isabelle Aubry.

Présidente de l’Association internationale des victimes de l’inceste, vient de publier La Première fois, j’avais six ans.

Quels sont les combats menés par votre association ?

Nous voulons changer la loi, car elle est inadaptée. Le mot inceste n’est pas inscrit dans le Code pénal, il est jugé comme viol, agression ou atteinte sexuelle commise par ascendant. Nous voulons que le terme inceste y soit écrit noir sur blanc, comme au Québec.

Pourquoi cette exigence ?

Parce que la loi pourrait ainsi prendre en compte l’inceste commis par une personne n’ayant pas autorité, comme un frère, un cousin. Mais surtout, l’inceste est différent des autres agressions sexuelles. En cas d’agression en dehors du cercle familial, la famille fait bloc avec la victime. En cas d’inceste, souvent, c’est la victime qui est rejetée, au nom de la cohésion familiale ! Enfin, l’inceste a des conséquences tellement graves qu’il devrait toujours être jugé comme un crime. Actuellement, il ne l’est que si la qualification de viol est retenue. Si on retient l’agression ou les attouchements, c’est un délit.

Vous voulez donc criminaliser toutes les formes d’inceste ?

Oui, car l’inceste est toujours un meurtre psychique ! Comme il a lieu en famille, tous les repères de la victime sont bouleversés, ses constructions mentales renversées. Moi-même, j’avais l’impression d’être la sœur de ma mère, la mère de ma sœur… Le fait de criminaliser empêcherait aussi que beaucoup de viols soient considérés comme de simples agressions.

Est-ce le cas ?

Oui, parce que pour qu’il y ait viol, il faut qu’il y ait eu pénétration avec violence, contrainte, menace ou surprise. Le juge doit déterminer si la victime était consentante. Mais, comment voulez-vous qu’un enfant dise non à son père ? Il faut inscrire dans la loi qu’un enfant ne peut jamais consentir. Actuellement, la plupart des affaires ne sont pas jugées en cour d’assises, mais en tribunal correctionnel, avec des peines moindres. C’est ce qui m’est arrivé.

Avez-vous l’espoir de faire bouger la loi ?

Plusieurs ministres nous l’ont promis, nous n’avons rien vu venir. Car les tribunaux sont surencombrés ! Si toutes les affaires d’inceste passaient aux assises, où les procès sont terriblement longs et coûteux, la justice serait débordée. Cela dit, déjà, à l’heure actuelle, l’inceste encombre les assises. Le nombre de victimes est tellement énorme, avec des conséquences tellement lourdes !

C’est ce qui vous fait dire qu’il s’agit d’un problème de santé publique…

C’est même un fléau de santé publique ! Beaucoup de victimes d’inceste font des tentatives de suicide, des dépressions, deviennent alcooliques, phobiques, toxicomanes… Ça coûte très cher à la Sécu. Moi-même, j’ai 43 ans et je me soigne encore. Je souffre de troubles bipolaires, je suis en invalidité. Tout ça, c’est la société qui le supporte !

 

Recueilli par

Florence PITARD.

Source de l’article

Où commence l’inceste?

Dossier  « Où commence l’inceste? » sur le Portail Psychologies.com

La maison Jean Bru

Première de cette série de coup de cœur et après mure réflexion, je tenais a mettre a l’honneur la Maison Jean Bru un établissement qui a mes yeux tient une place primordiale.Créée en 1996 par le Docteur Nicole Bru, et soutenue par l’association Docteurs Bru.

 

L’institution située a Agen s’est donné pour objectif de soigner, accueuillir, réinsérer des jeunes filles victimes d’inceste et placées par la justice.

 

L’engagement du Docteur Nicole Bru contre la violence sexuelle chez l’enfant et l’adolescente

En France, une jeune fille sur neuf est victime de violence sexuelle ou inceste avant l’âge de 18 ans.

Ce chiffre, intolérable, ne traduit hélas qu’imparfaitement la réalité d’un phénomène qui atteint toutes les couches de la société. Que fait-on pour ces jeunes filles, étouffées sous le poids des silences, des pudeurs ou des lâchetés ?

Faire le choix de la parole et sortir de l’isolement constituent pour elles un pas essentiel qu’il convient d’accompagner. Accueillir et protéger sont les premières missions de la Maison d’accueil Jean Bru, avant la mise en place d’un suivi individuel éducatif, socio-médical et psychologique.

Une force de proposition

L’Association Docteurs Bru s’est dotée d’un Conseil scientifique composé de professionnels et de partenaires institutionnels reconnus.

Présidente du Conseil Scientifique

Dr Ginette RAIMBAULT, Psychiatre-Psychanalyste, Directeur de recherche honoraire (Recherche psychanalytique et sociologique en santé publique – INSERM). Paris

Les Membres

  • Docteur Ginette RAIMBAULT , Psychiatre-Psychanalyste, Directeur de recherche honoraire Recherche psychanalytique et sociologique en santé publique – INSERM. Paris Présidente d’Honneur du Conseil Scientifique
  • Mme Marceline GABEL , Chargée de cours à l’Université de Paris X, Consultante à l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED). Paris Présidente du Conseil Scientifique
  • Docteur Patrick AYOUN , Psychiatre-Psychanalyste – Médecin Chef du Département intersectoriel de psychiatrie de l’adolescent de l’Hôpital Charles Perrens. Bordeaux
  • M. Albert CRIVILLE , Psychologue-clinicien et Psychanalyste. Paris
  • M. Christian CHOMIENNE , Magistrat – ex-juge pour enfants
  • Docteur Peter LACHMANN , Pédiatre, Chef de service hospitalier. Londres
  • M. Jacques MAITRE , Directeur de recherche honoraire CNRS (Sociologie). Paris
  • Docteur Luc MASSARDIER , Psychiatre – Praticien hospitalier – Hôpital Ste Anne. Paris
  • Docteur Michèle ROUYER , Pédo-psychiatre – Psychothérapeute. Paris
  • M. Alexis SANDOU , Educateur chef – Maison d’accueil Jean Bru. Agen

 

 

 

Participent au Conseil Scientifique :

  • Mme Jacqueline ALEXANDRE , Présidente de l’Association Docteurs Bru. Paris
  • M. Michel LOUVET , Directeur de la Maison d’accueil Jean Bru. Agen
  • Marie-Thérèse FERRAT , Secrétaire de séance. Paris

 Les missions du Conseil scientifique :

  • analyse permanente de la problématique
  • contrôle et évaluation des actions
  • proposition de nouvelles orientations

 

 

 

 

 

«  Outre l’accueil en hébergement et l’accompagnement éducatif, la Maison d’accueil Jean Bru propose à chaque enfant ou adolescente l’élaboration et la mise en œuvre de son projet pour les années à venir. Cette action vise à mettre un terme à la confusion identitaire et identificatoire générée par l’abus sexuel ou l’inceste qui a porté atteinte à l’intégrité de l’enfant. « 

 

Docteur Ginette Raimbault
Médecin psychiatre psychanalyste
Présidente du Conseil scientifique de l’Association Docteurs Bru

Une aide médicale et un soutien psychologique sur le long terme

Effectuer un travail avec la famille

  • Une des particularités de la Maison d’accueil Jean Bru en matière d’accompagnement consiste à mettre en place un travail avec la famille, dès l’entrée de la jeune fille et pendant toute la durée du séjour, voire au-delà.
    Au sein de l’équipe, une assistante sociale, chargée des relations médico-sociales, accompagne les jeunes filles auprès de leur famille et dans les procédures judiciaires.
    Un psychiatre travaille avec la mère, un autre est chargé des relations avec l’ensemble de la fratrie et, quand cela est possible, avec l’abuseur.

Suivi thérapeutique

  • Lorsqu’un suivi thérapeutique s’avère nécessaire, la jeune fille est mise en relation avec un psychiatre ou un psychanalyste extérieurs à l’Etablissement.

 

Maintenir le lien avec les résidentes :

  • Dès son arrivée dans l’établissement, la jeune fille est mise en relation avec l’équipe qui l’aidera à se préparer à l’autonomie. Lorsqu’elle quitte l’établissement, l’équipe maintient le lien avec elle, afin que son départ ne soit pas vécu comme un abandon de plus.
    Toute personne ayant séjourné dans la Maison d’accueil peut, à tout moment, solliciter un soutien de quelque ordre qu’il soit.