| Alan Frederick James coupable de pédophilie |
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| Écrit par Administrator | |||||||||
| 08-05-2010 | |||||||||
Il a fait trois jeunes victimesAlan Frederick James coupable de pédophilie
Accusé d’avoir agressé sexuellement trois petites filles qui étaient sous sa garde il y a trois ans, l’ancien propriétaire de garderie Alan Frederick James niait en bloc les allégations de ses victimes, citant une «erreur d’interprétation» de leur part.Mais le tribunal ne l’a pas cru, de sorte que l’homme de 55 ans a été reconnu coupable sur l’ensemble des quatre chefs d’accusation qui pesaient contre lui, vendredi, au Palais de justice de Montréal. Avec sa conjointe, James s’occupait du Funtime Home Daycare, une garderie que le couple tenait à sa résidence de la rue Victoria, dans le quartier Côte-des-Neiges. Le 27 mars 2007, l’établissement a toutefois fermé ses portes après que la mère d’une fillette qui le fréquentait ait porté plainte à la police. La petite, âgée de cinq ans à l’époque, a raconté qu’elle s’était retrouvée seule avec l’accusé dans la voiture de ce dernier, au beau milieu du stationnement d’un centre commercial. Dans son langage d’enfant, elle disait que James lui avait alors touché les parties génitales pendant qu’il se masturbait, allant même jusqu’à mimer le geste de l’homme en faisant preuve d’une précision déconcertante. «Il a touché mon pokie», soutenait-elle. L’enfant a plus tard répété ce récit sordide devant le juge Jean-Pierre Bonin, durant le procès de son agresseur. Une autre petite victime, elle aussi âgée de cinq ans, lui a succédé à la barre des témoins pour raconter le calvaire semblable que l’accusé originaire du Royaume-Uni lui faisait subir, tout comme à sa sœur de trois ans. Dans son témoignage détaillé et livré avec un calme désarçonnant, elle a expliqué que James s’agenouillait à côté d’elle pendant les périodes de sieste qu’il supervisait. Il lui baissait alors son pantalon et ses sous-vêtements pour ensuite «pousser» avec son index dans ses parties génitales. L’homme poussait parfois l’audace jusqu’à assouvir ses bas instincts pendant que sa conjointe préparait des collations dans la cuisine située tout juste à côté. Cette même victime a de plus raconté qu’à certaines occasions, celui qui exigeait de se faire appeler «Daddy Alan» par les fillettes demandait à celles-ci de «faire les chats». Les enfants devaient alors se promener à quatre pattes sur le sol, grimper sur lui en miaulant et lui lécher l’index. Unique témoin en défense, James a maintes fois déclaré qu’il n’avait jamais rien commis de tout ce qu’on lui reprochait. Il a plutôt persisté à dire que les jeunes filles avaient «mal interprété» certains gestes de sa conjointe, notamment quand cette dernière changeait les couches des enfants. Impossible d’inventerLe juge Bonin n’a toutefois pas cru un seul mot de la version de l’accusé, surtout lorsqu’il a affirmé «assez étrangement» qu’une faute d’interprétation à l’endroit de son épouse pouvait être à l’origine de toute cette affaire. Le magistrat a plutôt souligné la qualité et la netteté des déclarations des deux fillettes, prenant soin d’ajouter qu’il n’y a «pas de preuve permettant de soupçonner qu’elles se sont consultées avant leur témoignage». «On ne peut se résoudre à croire qu’un enfant de cinq ans ait pu inventer des faits aussi précis», a-t-il fait valoir. James et sa conjointe, assis au premier rang dans la salle d’audience, ont écouté la décision du juge Bonin sans broncher. Ils se sont refusés à tout commentaire à leur sortie. Confiance briséeDe son côté, la procureure de la Couronne, Me Anne Gauvin, a déjà indiqué qu’elle demanderait une peine de prison ferme lors des représentations sur sentence, qui auront lieu le 9 juin. L’avocate s’appuie entre autres sur la position d’autorité dans laquelle se trouvait James par rapport à ses victimes. «Il avait un lien de confiance pratiquement inébranlable avec les enfants et leurs mères», rappelle-t-elle. Me Gauvin a elle aussi salué les jeunes filles pour la solidité de leurs témoignages, alors qu’elles ont raconté leur triste histoire «avec aplomb et assurance». Alan Frederick James, qui demeure en liberté pour l’instant, est passible d’un maximum de 14 ans de pénitencier pour chacun des chefs d’accusation. Source: Canoe
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| Dernière mise à jour : ( 08-05-2010 ) | |||||||||
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