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    Haïti – pédophilie : 1983 – 2011, 28 années d’exploitations sexuelles sous les yeux de Saint-Joseph.

    (Photo de Michael Geilenfeld en compagnie des enfants de son Centre d’Acceuil « Maison Saint-Joseph pour Petits Garcons ».)

     

    Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
    Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo. fr

    Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) : www.reseaucitadelle.blogspot.com

    Il existe à Port-au-Prince et à Jacmel trois (3) maisons d’accueil pour enfants qui représentent trois (3) foyers d’exploitations sexuelles. Aux dires de plusieurs jeunes qui ont fréquenté ces établissements, ces trois (3) » Maisons Saint-Joseph pour Enfants » réunissent un nombre important d’enfants de rue venant du Centre d’accueil de Carrefour, des bidonvilles de la Capitale et des villes de province. Elles sont dirigées par Michael Geilenfeld, un religieux au passé ombrageux qui est accusé d’abus sexuels sur des enfants démunis d’Haïti.

    Sa tactique est connue. Il habitue les enfants à des attouchements corporels allant de simples caresses des membres, des parties du tronc, des fesses, jusqu’à la sodomie. Son chien méchant appelé Micky lui servait d’arme privilégiée pour intimider ses victimes. Plusieurs anciens de Saint-Joseph Home For Boys rapportent avoir été mordus par ce chien sur l’ordre de Geilenfeld.

    Des pratiques d’abus sexuels et d’exploitation qui ont provoqué plusieurs mouvements de protestation en 1983, en 1991, et en 2005. Des jeunes danseurs des centres d’accueil Saint-Joseph, en déplacement aux Etats-Unis, ont fait des déclarations dans la presse Américaine dénonçant des abus sexuels de Michael Geilenfeld. Des victimes ont été jusqu’à déposer une plainte formelle, au Consulat Américain de Port-au-Prince, contre leur Bourreau. Ils ont indexé Michael Geilenfeld. Madame Déjean de l’IBERS a été informée à 4 reprises, selon ses témoignages.

    Geilenfeld a été traîné devant la justice haïtienne, ses accusateurs critiquent son influence sur des juges, de grands avocats de Port-au-Prince, des policiers, et le comble, sur des officiers de l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince.

    Pourtant, des missionnaires américains ayant travaillé dans les différents Centres d’Accueil Saint-Joseph d’Haïti ont rapporté des faits compromettants allant dans le sens des témoignages des victimes. Mary Kolhaas et Mitchelle Finch sont deux américains qui ont eu le courage de mettre leur témoignage sur papier par devant un notaire Américain en janvier1991. ( Lisez tous les documents sur le site : http://www.dossiergeilenfeld.blogspot.com/)

    Le nombre de victimes se compte par centaines. En 28 ans, ils sont nombreux ceux qui déclarent avoir connu les assauts de Geilenfeld. Lors d’un voyage d’enquête à Port-au-Prince, Réseau Citadelle a rencontré environ une douzaine d’adultes, anciens enfants de Saint-Joseph Home for Boys. Les récits sont les mêmes: Geilenfeld leur a caressé le cou, la figure, le ventre, les fesses, il les a pressés contre son sexe en érection, et finalement les moins violents, ou les plus naïfs, ont été sodomisés. Parfois, il utilise des haïtiens pédophiles et surtout bisexuels, membres de son staff, pour les premières attaques sur les enfants fraîchement arrivés.

    Les victimes de Geilenfeld sont réparties partout à travers le monde: États-Unis, Europe, Amérique du Sud et Haïti. Après plusieurs tentatives pour stopper cet homme puissant, ils perdent confiance dans la lutte et voient en leur bourreau un homme intouchable au-dessus de la loi, grâce au pouvoir de l’argent. Les jeunes rencontrés sur le dossier n’ont pas cessé de répéter le fameux proverbe de Madame Déjean: « Lajan fè chien danse ».

    Plusieurs sont morts dans des conditions troublantes, d’autres ont tenté le suicide, la grande majorité s’est réfugiée dans le silence de l’impuissance.

    Cependant, avec l’annonce de la condamnation de Douglas Perlitz à Connecticut le 21 décembre 2010, ces jeunes marqués par les abus subis dans les Maisons Saint-Joseph reprennent confiance. Ils nous ont contacté pour les aider à relancer la campagne pour que justice soit faite.

    C’est dans cette perspective que nous avions interrogé les plus déterminés et lancé, avec l’aide d’amis américains, une enquête journalistique et un plaidoyer, en vue de forcer les autorités concernées et les membres du Conseil d’administration de « Hearts with Haiti », l’ONG américaine qui supporte les activités de Michael Geilenfeld, à faire la lumière sur les accusations répétées d’exploitation sexuelle des enfants.

    Faut-il signaler que plusieurs pédophiles recherchés par la justice pour abus sur des enfants haïtiens ont passé un bon moment avec Michael Geilenfeld. C’est le cas pour Michael Brewer, Thony, Phillip Morris -homosexuel marié à un jeune garçon haïtien en Angleterre et de John Duarte, un prêtre catholique condamné au Canada pour pédophilie en Haïti.

    Comment un tel homme peut-il avoir l’autorisation administrative et morale pour continuer à diriger, en toute quiétude, 3 maisons d’accueil pour enfants? Quel réseau se cache derrière Michael Geilenfeld?

    RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 10 mai 2011, 15 heures 49.

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    « Ne doutez jamais qu’un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi »
    Margaret Mead (1901-1978)

    Prostitution infantile au Kenya

    Prostitution infantile au Kenya

    Comme dans beaucoup de pays pauvres, les enfants les plus déshérités sont souvent contraints de se prostituer.  Le tourisme sexuel fait des ravages dans les rangs des jeunes, en exemple, ce reportage à  Mombassa grande ville touristique du Kenya.
    Découvrez  » A Contrecoeur », un film réalisé pour le compte de l’ONG ECPAT-France, sur le tourisme sexuel et la prostitution enfantine à Mombassa, Kenya.


    A Contrecoeur
    envoyé par frontview-production. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

    Marcel Vervloesem : le chasseur de pédophiles se meurt en prison

    Marcel Vervloesem : le chasseur de pédophiles se meurt en prison

    En 1989 en Belgique, un ancien enquêteur privé, Marcel Vervloesem, aidé de quelques habitants et amis de sa commune de Morkhoven, décide de créer l’association sans but lucratif Werkgroep Morkhoven Nationaal afin, dans un premier temps, de lutter contre les violences infligées aux enfants de l’hôpital psychiatrique d’Anvers, le Algemeen Kinderziekenhuis Antwerpen Good Engels.

    Dans ce cadre et de par son expérience professionnelle, Marcel Vervloesem s’intéresse déjà de près aux enfants fugueurs et disparus. Très vite, son attention se porte sur une autre association située près d’Anvers et dédiée, officiellement à l’encadrement des mineurs : l’ASBL Ganumèdes. C’est en fait une association paravent qui permet à des pédophiles d’attirer très facilement de nombreux enfants vers eux pour les exploiter ensuite dans des tournages pédo-pornographiques. Alertée dès 1990 par l’association Morkhoven, la justice belge réfutera dans un premier temps ces accusations avant de mettre fin définitivement en 1996 aux activités de l’ASBL Ganumèdes suite à une saisie pour impayés par un huissier de justice au domicile du président de cette association : cette saisie permettra de découvrir fortuitement les preuves vidéos et photos.

    En 1992, en poursuivant son enquête sur l’environnement de cette association, le Werkgroep Morkhoven met à jour un trafic d’enfants entre le Portugal et la Belgique (entre Madère et Temse). À Temse, l’ancien détective privé identifie deux plaques tournantes : les cafés « Monty » et « Gayati ». Il décide de faire pression sur les proxénètes des deux cafés pour obtenir d’eux plus d’informations. Le propriétaire du Monty, Dirk Tahon, tente alors de retourner la situation à son avantage en portant plainte contre l’enquêteur pour chantage. Marcel Vervloesem sera ainsi poursuivi, incarcéré quinze jours et finalement condamné pour chantage et escroquerie grâce, notamment, à la production du casier judiciaire d’un homonyme (Dirk Tahon reconnaîtra par la suite, devant une journaliste, qu’il avait produit un faux témoignage pour protéger l’un de ses amis). Marcel Vervloesem, qui ne perd pas une seule occasion de poursuivre son activisme, a très intelligemment pris soin de compulser dans les murs du tribunal (ainsi que la loi l’y autorise) le dossier de l’investigation pénale menée contre lui : il découvre ainsi qu’un officier de police hollandais a déposé au greffe des agendas, des centaines de photos et 27 vidéos à caractère pédophile. L’une d’elle intitulée ’Madeira’, retranscrite par écrit dans le dossier, incrimine Norbert De Rijck, un citoyen belge. L’association Morkhoven sait désormais que les autorités belges ont donc en leur possession toutes les informations pour enquêter sur le réseau ’Temse-Madère’.

    Il découvre malheureusement qu’aucune investigation n’est menée pour identifier les criminels sur les cassettes et prend donc la liberté de photographier et de diffuser pour identification publique un des visages présents dans le dossier. Très vite, des retours permettent d’identifier Robert Van Der Naaten, un pédophile hollandais. Comme précédemment, Vervloesem fait le choix courageux de la confrontation directe mais plus prudent, il se fait désormais accompagner de journalistes. Avec la RTBF, il va donc à la rencontre de Van Der Naaten, qui paniqué, tente de se défausser sur ses complices et lui remet la cassette ’Madeira’ sur laquelle figure Norbert De Rijck. En 1997, il remet aux policiers portugais une copie de l’enregistrement en prenant bien soin d’être filmé par les journalistes pour médiatiser l’affaire. Cinq ans après les premières révélations à la justice belge, les autorités portugaises se décident à poursuivre les membres du réseau Temse-Madère en lançant des mandats d’arrêts internationaux. Sous la pression médiatique, la justice belge reconnaît officiellement l’affaire. De nombreux pédophiles sont arrêtés et 340 victimes sont identifiées dans ce dossier.

    Sur les traces de Manuel Shadwald, un enfant allemand disparu en 1993, Marcel Vervloesem et l’association, enquêtent de près sur Lothar Glandorf qui figure dans le dossier Temse-Madère et qui dirige le bar ’Le Pinocchio’ à Berlin en Allemagne : un établissement spécialisé dans le proxénétisme des jeunes garçons. Lothar Glandorf se fait assister dans ses trafics entre la Hollande et la Belgique par Robbie Van Der Plancken, un ancien fugueur belge qui apparaît d’ailleurs sur la cassette Madeira. Ce dernier, lors d’une confrontation directe et filmée avec Vervloesem, le met sur la piste de son amant : un pédophile hollandais du nom de Gerrit Ulrich. Celui-ci assure depuis son appartement à Zandvoort la diffusion commerciale de matériel pédophile au travers de son site internet « Apollo ». En se rendant sur place le 11 juin 1998 et en faisant pression sur lui, Vervloesem obtient qu’il lui remette un premier CD ROM de 8500 photos pédocriminelles allant jusqu’à des viols de bébés et jusqu’à la mise à mort d’enfants : c’est ce qu’on appellera par la suite le ’CD de ZANDVOORT’.

    Gerrit Ulrich décide alors de prendre la fuite : il est assassiné en Italie le 29 juin 1998 par Robbie Van Der Plancken. Avant sa mort, il aura eu le temps de contacter par téléphone Vervloesem pour lui indiquer une cache de son appartement qui dissimule d’autres documents. Sur les lieux, Marcel Vervloesem récupère discrètement 20 autres CD et découvre que des agents des services de renseignement hollandais l’ont précédé. L’association Morkhoven a désormais en sa possession plus de 100 000 photos. La justice hollandaise qui a récupéré de son côté entre 100 000 et 200 000 autres photos, identifiera plus tard 472 visages dont une vingtaine de victimes françaises.

    Fin juin 1998, Marcel Vervloesem détient donc 21 CD ROM pédocriminels. Consciencieusement, il effectue dans un premier temps des copies du matériel. Dans un second temps, il informe la justice mais, méfiant, lui demande des garanties. Le 14 juillet 1998, la chaîne hollandaise Nova diffuse un reportage autour du réseau ’Apollo’ et des récentes découvertes de l’association Morkhoven. Marcel Vervloesem sera immédiatement arrêté et mis en garde à vue par les autorités belges. Il sera ensuite inculpé pour détention de matériel pédopornographique. Le 22 juillet 1998, à la sortie de sa garde à vue, il annonce qu’il est prêt à faire toute confiance à la justice belge pour démanteler le réseau et il remet les CD ROM aux autorités belges et hollandaises devant les caméras de télévision.

    À la fin de l’été 1998, aucune suite judiciaire n’est réellement donnée au dossier Zandvoort en Belgique. Le ’dossier Vervloesem’ va curieusement intéresser et mobiliser beaucoup plus la justice belge. L’activiste est toujours poursuivi pour chantage dans l’affaire Temse-Madère et détention de matériel pornographique dans l’affaire Zandvoort. Plus grave, le 10 septembre 1998 au lendemain d’un reportage sur l’affaire Zandvoort diffusé sur la chaîne de télévision RTBF, des plaintes sont déposées contre Marcel Vervloesem pour attouchements et viols sur mineurs dont certaines par des habitants de Morkhoven ainsi que par le propre demi-frère de Marcel Vervloesem. Par la suite, ils seront nombreux à se rétracter : un jeune reconnaîtra dans une déposition avoir reçu 375 euros pour mettre en cause Marcel Vervloevsem. Quatre médecins attesteront auprès des juges de l’impossibilité physique des viols du fait de l’état de santé déjà très fragile de Marcel Vervloesem. N’empêche, l’enquêteur est désormais poursuivi pour pédophilie ! À noter, Marcel Vervloesem sera également poursuivi pour diffusion de matériel pédopornographique et violation de la vie privée suite à la réalisation d’affiches destinées à alerter la population belge.

    Dans la nuit du samedi 14 novembre 1998, une militante du Morkhoven Group, Gina Bernaer meurt au volant de son véhicule peu de temps après avoir transmis une copie du CD ROM de Gerrit Ulrich au CIDE (Comité International pour la Dignité de l’Enfant) à Lausanne, en Suisse : les freins ont lâché !

    Le 11 avril 1999, l’association Morkhoven transmet des copies de plusieurs CD ROM au roi belge Albert II, à son procureur général et au gouvernement français. Le cabinet de Jacques Chirac accusera réception, indiquant avoir transmis le CD ROM au garde des Sceaux. Le 12 avril 2000, Elisabeth Guigou alors garde des Sceaux, déclarera pourtant ne pas être en possession du matériel de Zandvoort. Finalement, après l’ouverture d’une enquête en France et malgré l’identification de 42 enfants par les familles, un non-lieu sera rendu en 2002 puis un classement sans suite le 20 mars 2003 par la juge Danielle Ringot. En 2008, le procureur général belge de son côté répondra que les pièces ont disparu du dossier.

    Marcel Vervloesem est finalement condamné en juillet 2001 à 7 mois de prison avec sursis pour imprudence dans le traitement de ses dossiers dans l’affaire Temse-Madère. À partir du printemps 2004, puis en 2006 et enfin en 2008, Marcel Vervloesem va comparaître pour possession et diffusion de matériels pédophiles, escroquerie et viols. Le juge désignera comme psychiatre expert le professeur Cosyns mis en cause dans la première affaire traitée par l’association Morkhoven à l’hopital psychiatrique Good Engels d’Anvers. Le test de polygraphe (détecteur de mensonges) demandé par le juge sera lui enterré. Le 24 juin 2008, il est condamné à 4 ans de prison pour deux viols sur enfants (et innocenté de dix autres viols). Il est incarcéré définitivement le 5 septembre 2008. Marcel Vervloesem a survécu jusqu’à présent malgré de nombreuses interdictions d’hospitalisation. Il est, entre autres difficultés de santé, insulino-dépendant, déficient rénal et doit lutter contre un cancer métastasé.

    Jan Boeykens, président du Werkgroep Morkhoven, annonce le 28 février 2010 que tout contact (visite, courrier, téléphone) avec Marcel Vervloesem leur est désormais interdit. Il accuse le ministre belge de la justice Stefaan De Clerck (démocrate-chrétien comme Herman Van Rompuy le président de l’Union européenne) déjà partie prenante dans le traitement de l’affaire Zandvoort, d’être responsable directement de cette situation.

    Marcel Vervloesem partie 1
    envoyé par ERTV. – L’info internationale vidéo.

     

    Pour découvrir l’intégralité du reportage de Stan Maillaud, ’les réseaux de l’horreur’ : http://www.rrrevolution.net/index.p…

    Vous pouvez signer la pétition de l’association Morkhoven : http://apps.facebook.com/causes/438…

    Source de l’article:  Égalité Réconciliation

    Haïti-Pédophilie : Douglas Perlitz Plaide coupable.

    Haïti-Pédophilie : Douglas Perlitz Plaide coupable.

    Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
    Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.frLe Ré.Cit. (Réseau Citadelle) : www.reseaucitadelle.blogspot.com

    (Douglas Perlitz reconnait avoir abusé sexuellement d’un enfant haïtien.)
    Article de Mayko Michael of Connecticut Post (Texte Traduit par Cyrus Sibert/RESEAU CITADELLE)

    http://www.ctpost.com/news/articleGallery/Perlitz-admits-he-sexually-abused-minor-boy-620240.php

    NEW HAVEN – Douglas Perlitz, le diplômé de l’Université Fairfield honoré pour la création d’un programme en Haïti visant à aider des garçons sans-abri à se vêtir, se nourrir et à aller à l’école, a plaidé coupable, peu après midi, aujourd’hui, à une accusation d’abus sexuels sur un mineur.

    Perlitz a admis devant le tribunal qu’il avait des rapports sexuels avec un garçon, mais n’a pas contesté l’affirmation du gouvernement selon laquelle il avait des rapports sexuels avec plus de huit garçons.

    Perlitz, vêtu d’un pantalon kaki et d’une chemise, dit qu’il a voyagé le 6 Juin 2005, de l’aéroport international JFK à Haïti dans le but de se livrer à des rapports sexuels avec un garçon mineur. Il sourit à ses avocats au moment d’entrer dans le palais de justice et a brièvement parlé avec eux avant d’admettre sa culpabilité.

    Perlitz sera condamné le 21 décembre.

    Le gouvernement a l’intention de recommander une peine de 188 à 235 mois d’emprisonnement contre Perlitz, tandis que les avocats de la défense étaient à la recherche d’une peine comprise entre 97 et 122 mois.

    Perlitz, 40 ans, un ancien de Bridgeport et Fairfield, a reçu des fonds de l’Ordre de Malte, un organisme de bienfaisance catholique romaine et recueilli des dons de riches personnes catholiques de Fairfield et de Westchester pour pouvoir créer le projet Pierre Toussaint, un programme en trois étapes à Cap-Haïtien, Haïti, la deuxième plus grande ville du pays, pour préparer à la vie adulte des garçons de rue abandonnés.

    Il a été arrêté dans le Colorado en Septembre dernier sur la base de nombreuses accusations de voyages en provenance des États-Unis au Cap-Haïtien dans le but d’abuser sexuellement 18 garçons mineurs. L’affaire avait attiré l’attention internationale, avec le soutien des haïtiens-américains qui ont fait acte de présence dans le tribunal de Connecticut à l’occasion de plusieurs séances préparatoires du procès.

    L’accusation est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 30 ans et une amende de 250.000 dollars suivi de la surveillance de près à vie par le département américain de probation. Le gouvernement pourrait demander au juge d’ordonner Perlitz à payer un dédommagement, ce qui permettrait aux victimes de recevoir un traitement physique et psychologique.

    La décision de l’accusé de plaider coupable vient tout juste un mois après que le juge de district américain Janet Bond Arterton a rejeté un acte d’accusation du gouvernement fédéral dans le Connecticut contre Perlitz. Selon la décision du juge Arterton, elle ne voyait aucune preuve qu’un crime ait été commis dans sa juridiction, ce qui est l’une des exigences de la loi sur la base de laquelle Perlitz a été accusé.

    Cette décision a déclenché une série de rencontres qui ont abouti à un mandat d’arrêt, déposé au tribunal fédéral de Brooklyn, accusant Perlitz de voyager à partir de John F. Kennedy International Airport vers Haïti au moins à deux reprises avec l’intention d’avoir des relations sexuelles avec deux garçons mineurs.

    Cette décision du juge Arterton a également conduit le Senior Agent Spécial Rod Khattabi, de l’US Department of Homeland Security, à voyager en Haïti le mois dernier, pour organiser les garçons concernés par le nouvel acte d’accusation – ainsi que d’autres victimes présumées – à voyager aux États-Unis, où ils auront à témoigner devant un grand jury à Brooklyn, ainsi que devant d’autres juridictions d’ici et d’ailleurs. Le gouvernement a auusi receuilli des informations sur d’autres voyages de Perlitz à partir de New Jersey, de la Floride et du Colorado vers Haïti avec l’intention d’avoir des relations sexuelles avec des garçons mineurs.

    Possibilité de plaider coupable a pris une ampleur considérable une fois l’accusation a décidé de transférer Perlitz du Centre de détention à gestion privée de Wyatt à Central Falls, RI, au centre de détention urbain bondé de Brooklyn, géré par le gouvernement fédéral. Le transfert de Perlitz a été retardé en deux fois par le Juge Arterton, transfert qui était à l’origine prévu pour le 23 juillet 2010.

    Les accusations des jeunes contre Perlitz avaient conduit à une enquête de la Police nationale haïtienne et de l’Organisation des Nations Unies, qui en Janvier 2009 ont exigé un mandat d’arrestation contre Perlitz. Mais, il étant retourné aux Etats-Unis, Haïti et l’ONU ont fait appel aux États-Unis pour le poursuivre.

    Perlitz, un diplômé de l’Université Fairfield en 1992, s’était intéressé aux activités pastorales universitaires et après avoir obtenu son diplôme, il s’était engagé dans des activités de bienfaisance au Belize et en Haïti.

    Le Projet Pierre Toussaint a inauguré ses activités en 1997 et s’est développé avec la reconnaissance des médias internationaux. Des millions de dollars ont afflué grâce à la contribution de riches catholiques de Fairfield et de Westchester qui ont établi un organisme à but non-lucratif nommé « Haiti Funds » afin de superviser la collecte de fonds.

    Toutefois, le projet a connu une grave crise en août 2007, après que plusieurs élèves s’étaient plaints à un journaliste haïtien d’avoir été victimes d’abus sexuels de la part de Perlitz.

    L’acte d’accusation contre Perlitz fait état de ses relations avec un éminent leader religieux catholique anonyme, qui selon nos sources serait le Rév. Paul Carrier, aussi bien que de riches catholiques dans la région de Fairfield, pour l’aider à retirer les deux ordinateurs et un coffre-fort de sa maison louée au Cap-Haïtien et de les retourner au Connecticut. Ces actions ce seraient produites au début de la diffusion d’allégations sexuelles contre Perlitz.

    Carrier, qui a servi comme aumônier Fairfield University et directeur des activités pastorales universitaires, n’a pas été accusé d’aucun acte répréhensible. Aucun résident de Fairfield n’a fait objet d’une accusation.

    Les partisans de Perlitz avaient fait valoir qu’il avait été victime de complot et que les accusations portées contre lui ont été fabriquées de toute pièce par d’autres personnes qui cherchent à prendre contrôle de l’école qu’il a fondée.
    RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 18 Aout 2010, 20 heures 28.

     

    Polanski : Son meilleur scénario !

    Polanski : Son meilleur scénario !

    Il faut bien reconnaître à cet homme une grande intelligence, qui lui a permis d’éviter les foudres de la justice. Le tout en réussissant à fédérer autour de lui une grosse partie de l’intelligentsia, ce qui n’est pas si courant.

    Tout a été dit sur cette affaire, tout a été arrangé, roulé, romancé, le pauvre Roman qui a connu le ghetto de Varsovie, cet enfant prodige passé à l’ouest en pleine guerre froide, surdoué du cinéma, génial avant-gardiste, victime, après le massacre de sa femme comédienne par une secte pseudo satanique…De quoi faire pleurer dans les chaumières !

    Victime d’une femme de 13 ans pensez-vous ! Victime de la mère de celle-ci qui a monnayé les charmes de la satanée gamine qui lui a exigé une sodomie, entre-autres fantaisies… Piégé l’enfant terrible ! par un viol que l’on transforme en relation sexuelle illégale, vous comprenez bien que vu le consentement de la maman ce terme est totalement justifié !

    Pour continuer notre roman photo, une fuite après libération sous caution rien de tel pour notre film qui avance a grand pas ! Attendez-donc, vous avez dit fuite ! Sacrilège !, il faudrait plutôt dire, manœuvre pour se protéger d’une justice Américaine tombée sur la tête qui poursuit le petit génie Polack qui venait de faire profiter l’économie du dit pays !

    Les trente glorieuses l’ont mené tout en haut de l’affiche tranquillement, en évitant les justiciers yankees,  accueilli par une magnifique terre d’accueil qui est la France.

    France, si grande, refuge pour dictateurs en fuite, ayatollahs extrémistes, pédophiles en cavale.

    Comment avez-vous dit ?  Pédophile ! Le mot est fort, pensez vous que des ministres, présidents de la République, philosophes etc…auraient pu décorer,  soutenir, aidé financé un pédophile ? Pas croyable !

    Impossible n’est pas Français, il faut bien se faire une raison, lorsque l’on voit la levée de boucliers qui s’est produite dans le dernier acte de notre super scénario. Le ministre de la culture de notre pays, lui-même accusé d’apologie de la pédophilie s’offusquant au nom de la France après l’arrestation de notre génie Roman qui se rendait en Suisse. Il serait scandaleux de vouloir traduire en justice un  criminel, car trente ans après les faits il faudrait le laisser enfin tranquille nous dit- t’on. Fort et trop fort le raisonnement ! La victime à pardonné ! Elle voudrait que tout ceci s’arrête !

    Traduction : Si tu es riche et célèbre, tu peux violer, te soustraire à la justice, protégé par des Etats complices. Tu peux aussi acheter ta victime pendant de longues années.

    Il faudrait rajouter que la Justice d’un pays représente sa société, et  qu’elle est censée la protéger, il n’appartient pas à une victime mineure lors des fait de juger si l’on doit poursuivre ou pas son propre violeur !

    La suisse vient d’écrire l’a fin de l’histoire sans fin de la cavale de Polanski en le libérant et en abandonnant la volonté de l’extrader vers les Etats-Unis.

    Cette affaire pose des questions sur les relations des justices internationales. Sur le même principe un ex SS actif dans le génocide doit- t’il être extradé, jugé 60 ans après ? Pourquoi ne pas le laisser vivre ses derniers jours tranquille ? L’affaire Polanski ne pourrait t’elle devenir une jurisprudence ?

    Il est clair que les hommes politiques soutenant ce cher Roman sont sans doute les mêmes qui voteront ou modifieront notre loi ! Soucis pour notre démocratie à venir…

    Pour en finir avec notre film,  il ne manque plus qu’un grand réalisateur pour tourner la saga du polonais voyageur, par honnêteté intellectuelle nous choisirons Spielberg l’homme des films extraordinaires et pourquoi pas la voix off de  monsieur Mitterand, bref, la classe !

    Palme d’or assurée

    CAP-HAITIEN-PEDOPHILIE : RESEAU CITADELLE FAIT LE POINT SUR SON ENGAGMENT.

    CAP-HAITIEN-PEDOPHILIE : RESEAU CITADELLE FAIT LE POINT SUR SON ENGAGMENT.

    Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
    Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo. fr

    Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :

    www.reseaucitadelle .blogspot. com

    Chers amis et observateurs de l’évolution du Dossier Pédophile du Projet Pierre Toussaint au Cap-Haitien. Comme annoncé dans plusieurs publications, RESEAU CITADELLE, représenté par Cyrus Sibert, organise avec le support d’amis, des anciennes victimes de pédophilie et des supporters américains divers, une assistance de base au profit des victimes du Projet Pierre-Toussaint.

    Grace à une cotisation réalisée dans la ville de Boston par l’organisation STTOP, nous avons pu recueillir 2,300 dollars U.S. Cet argent est utilisé en vue de fournir un kit alimentaire à 20 victimes, des chaussures, et l’écolage de certaines victimes qui, avec l’aide de parents et d’amis, avaient continué d’aller à l’école.

    Nous avons consenti des dépenses imprévues pour des soins de santé, des articles de toilette, le transport et des frais pour la constitution des dossiers sur l’Etat civil des victimes, cela, en prévision de leur déplacement pour le procès qui se tiendra à Connecticut à la fin de l’année 2010.

    Dans chaque kit alimentaire, il y avait : deux marmites de riz, une marmite de pois, un gallon d’huile de cuisine, des pates (spaghetti), deux boites de ‘‘pates tomates’’.

    Nous comptons entreprendre des démarches auprès des organisations comme “ Food For The Poor” et le ‘‘Programme Alimentaire Mondial (PAM)’’ pour pouvoir, dans l’avenir, trouver des provisions alimentaires gratuitement et élargir le programme envers d’autres enfants de rue. Pour le moment, nous étions contraints de commencer avec 20 jeunes qui se disent victimes d’abus sexuels de Douglas Perlitz.

    RESEAU CITADELLE est conscient du fait que ce travail ne rentre pas dans ses attributions professionnelles de la presse, ni de journalisme d’investigation. Toutefois, face à l’abandon total des victimes, leur souffrance et la dégradation continue de leur niveau de vie, nous avons décidé de franchir cette ligne et d’aller jusqu’au bout dans la défense de leur droit de dénoncer les exploitations sexuelles auxquelles ils étaient assujettis. Les messages répétés à l’endroit des autorités haïtiennes et du Conseil d’Administration du Projet Pierre Toussaint étant restés sans réponse, nous sommes obligés d’assurer la survie des victimes et ne pas les laisser découragés au point d’abandonner l’exercice de leur droit. Car, si rien n’est fait, beaucoup d’entre elles seront obligées de se déplacer vers d’autres régions – en Haïti ou en République Dominicaine – à la recherche de moyens de survie.

    Les jeunes que nous décidons d’accompagner sont de vrais exemples de dignité et de courage, de vrais « grenadiers ». Jamais, Jamais, ils n’ont accepté de rétracter en échange d’argent ni de bien matériel. Les offres étaient nombreuses. Douglas Perlitz et ses amis inconditionnels ont contacté plus d’un, en ce sens.  Les avantages obtenus par ceux qui acceptent de nier la vérité n’ont pas ébranlé leur décision de témoigner devant un tribunal en racontant les abus sexuels qu’ils ont subis.

    En conséquence, RESEAU CITADELLE n’abandonnera sous aucun prétexte ces jeunes victimes. Nous avons décidé de faire un pas de plus. Nous avons organisé une aide minimale en faveur des victimes, nous allons systématiser ce support matériel et psychologique.

    Aussi, comptons-nous accompagner et assister un Grand Avocat de la Côte Est des Etats-Unis qui fournira le service juridico-légal nécessaire pour le dédommagement des victimes. Il a déjà l’autorisation expresse de ces dernières en vue d’intenter une action au civil. Les enfants de rue victimes auront réparation. Cette action au civil, augmentera la pression sur les membres du clan de Douglas Perlitz. Car, ils ont été trop libres de signer des pétitions, de manœuvrer dans l’ombre pour détruire des preuves, de tenter de retourner des témoins et de continuer à supporter inconditionnellement l’accusé.

    Aux dires des militants Américains qui ont accepté de  supporter les enfants victimes du Projet Pierre-Toussaint : Faire dédommager les victimes servira de leçon à toutes ONGs, fondations et/ou missions. Après ce procès, les responsables de ces institutions sauront que même quand l’Etat haïtien faillit à sa mission de protéger les enfants, ils doivent eux-mêmes mettre en place des procédures  pour contrôler les mœurs de leurs missionnaires et éviter des dérives. Sinon, ils payeront leur irresponsabilité, très cher.

    Nous remercions Paul Kendrick d’avoir aidé à mettre sur pied un réseau de lobbyistes et de militants pour défendre les victimes aux Etats-Unis. Nous remercions Ruth Moore de l’organisation STTOP qui a lancé une collecte de fonds qui nous permet de fournir un peu d’aide. Nous remercions également Manel Louis, un travailleur social haïtien, qui a fait un travail académique sur la problématique des enfants de rue au Cap-Haitien, pour ses conseils techniques. Nous remercions également les amis et partenaires qui forment avec nous cette ligne de défense des droits des enfants de rue victimes d’exploitations sexuelles.

    A quelques mois du procès, nous avons pu rétablir un certain équilibre en faveur de la justice. Aux Etats-Unis, un tribunal décidera de la question. Les enfants de rue de Cap-Haitien feront entendre leur plainte par devant un jury de Connecticut. Et cela, malgré quatre (4) ans de manœuvres déloyales visant à les contraindre à abandonner. Des manœuvres surtout encouragées par le silence complice du Conseil d’Administration du Projet Pierre Toussaint et de l’Etat haïtien qui, jusqu’ici, n’ont rien fait en terme de prise en charge et de protection des témoins.

    Le 14 Aout 2010 marquera le 4e anniversaire du premier témoignage recueilli sur la situation. Quatre (4) ans après la publication de notre article « Cap-Haitien, le pédophile et son Centre d’accueil pour les enfants de rue, 19 Aout 2007 », l’hypothèse de départ reste fondée : Douglas Perlitz a utilisé sa position à la tête du « Projet Pierre Toussaint pour les enfants de rue  de Cap-Haitien » pour se livrer à l’exploitation sexuelle des enfants.  Les témoignages, les opinions et les faits ne prouvent pas le contraire. De plus, les manœuvres de ses amis inconditionnels de Connecticut et/ou d’Haïti qui ont mené, sur ses instructions, une opération en vue de récupérer son ordinateur de service dans sa résidence au Cap-Haitien, avant l’arrivée des enquêteurs fédéraux américains, est une preuve qu’il a beaucoup à cacher. La découverte sur son nouvel ordinateur à Colorado de photos pornographiques montrant des petits garçons noirs en relations sexuelles et les adresses des sites internet comme :

    www.boyreview.com, www.dominicanboys.com, www.afriboyz.com, www.blackgayporn.net, www.blackinterracialgay.com, www.islandboys.com, www.blacksonboys.com, www.extreme-gayboys.com, www.cocktailboyz.com, www.boysfirstime.com, www.EXTREME-GAYBOYS.COM, www.photosgayboys.com/teenboys, www.spankteenboys.com, www.forum.afriboyz.com, www.youngtwinkboys.net, www.allboysgay.com, www.adventuresofgayboys.com, www.nudeafricanboys.com, sont autant d’éléments concluants.

    « Le reportage conventionnel vise à créer une image objective du monde tel qu’il est. L’enquêteur se sert de faits objectivement vrais – c’est-à-dire, des faits que n’importe quel observateur raisonnable reconnaîtrait comme véridiques – dans le but subjectif de réformer le monde. Ce but noble ne confère pas le droit de mentir pour la bonne cause. Il implique une double responsabilité, celle d’apprendre et de diffuser la vérité de sorte que le monde puisse changer. »1

    Si dans le combat pour le changement social, la corruption, la cupidité, le cynisme, l’ingratitude des dirigeants sont autant de faits capables d’anéantir l’engagement citoyen, le « Journalisme d’investigation » nous donne la liberté de changer de petites choses importantes dans la vie. Celui qui arrive à maitriser sa peur, ses désirs et ses besoins, peut en faire un vrai pouvoir autonome, non lié à des institutions étatiques corrompues. RESEAU CITADELLE compte bien en profiter pour contribuer au changement. Le dossier Pédophilie du Projet Pierre Toussaint est très important à nos yeux. De pieds fermes, nous allons continuer le combat, jusqu’à ce que justice soit faite.

    ______________

    1-       Manuel du journaliste d’investigation : L’enquête par hypothèse.

    PAR MARK LEE HUNTER

    AVEC (PAR ORDRE APHABÉTIQUE)

    NILS HANSON, RANA SABBAGH,

    LUUK SENGERS, DREW SULLIVAN ET PIA THORDSEN

    PREFACE DE YOSRI FOUDA

    ADAPTATION FRANÇAISE DE M.L. HUNTER ET MYRIAM JAMILEH PÉRIGNON

    Un document préparé avec le soutien de l’UNESCO.

    RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 04 Juillet 2010, 19 heures 33.

    Le calvaire des enfants de Tindouf

    Le calvaire des enfants de Tindouf

    1

     

    Les enfants de Tindouf souffrent doublement. Ils continuent de subir les pires exactions de la part du système du polisario. Lequel a érigé la violation de l’enfance comme méthode de gouvernance. La violation dont il s’agit n’est pas métaphorique, elle se traduit aussi par des violations sexuelles. Entre autres. Le pire c’est que ces enfants sont les grands oubliés des organismes internationaux des droits de l’Homme. D’où leur deuxième souffrance. Désarmés et livrés à leurs bourreaux, leur vie est piétinée. Cependant, à chaque fois que des voix s’élèvent pour rappeler cette cause oubliée, les propagandistes polisariens font croire qu’il s’agit d’«inventions marocaines». La vérité est tout autre. Les preuves, si besoin est, ont été apportées dernièrement à Assa par des militants associatifs qui se préoccupent du sort des enfants de Tindouf. Leur but est de rappeler les responsables concernés par la préservation des droits de l’enfant à leurs devoirs. D’autres preuves sont apportées, à travers ce dossier, concernant ces enfants sans enfance. Ils continuent d’être torturés, exilés de force, violés sauvagement, honteusement exploités …

    Tindouf Touche pas à mes enfants !

    N. m.
    Ils sont plus de 6.000 enfants à être déportés des camps de Tindouf vers Cuba ces dernières années. Sous couvert d’éducation, ils sont kidnappés à partir de cinq, huit ou dix ans. Leurs parents n’y peuvent rien, incapables de réagir de peur pour leur propre sécurité et celle de leurs enfants. A partir de Tindouf, ils passent par Alger et Madrid, avant d’arriver à des camps d’entraînement et d’endoctrinement à Cuba. Lieu d’exil forcé durant de longues années. Un passage obligé servant à un lavage de cerveau en règle. Ce qui se traduit chez les enfants ciblés par une totale ignorance de leurs traditions ou coutumes. Privés de leur enfance, ces milliers d’enfants sahraouis enlevés en bas âge subissent divers sévices loin de l’amour des parents et de leur pays d’origine. Entre violations de droits de l’homme et exploitation de l’enfance, les dirigeants du Polisario détruisent tous les rapports des Sahraouis avec le Maroc, brisent leur identité et vont même jusqu’à leur faire perdre la connaissance et donc l’usage de la langue arabe. En déportant les enfants loin de leurs familles, le Polisario tient les parents en laisse, sans que ces derniers, impuissants, ne puissent se défendre. Les milliers d’enfants arrachés des camps de Tindouf ne passent pas moins d’une décennie d’exil à Cuba, abandonnés et sans aucune nouvelle de leurs proches. En compagnie de plusieurs autres petits Sahraouis partageant le même drame, les enfants kidnappés sont honteusement exploités dans les camps de Cuba où violation, esclavage et pratiques inhumaines font partie du quotidien. Malgré les appels incessants des organisations internationales pour mettre fin à la déportation collective des enfants, les dirigeants de l’Algérie et du Polisario font la sourde oreille. Ils savent qu’ils commettent en l’occurrence un crime contre des enfants innocents. Ils perpètrent ainsi un immonde crime contre l’humanité dont un jour ou l’autre le Tribunal pénal international doit s’occuper.

    Système polisarien Des enfants réduits à l’état d’esclaves

    N. m.
    Arrachés de force à leurs familles, les enfants des camps de Tindouf sont souvent envoyés dans des centres d’endoctrinement idéologique et des camps d’entraînement paramilitaire à Cuba ou dans d’autres régions en Algérie. Entre tortures, condamnations injustes et frustrations, ces enfants en bas âge, inconscients de l’exploitation qu’ils subissent à des fins matérielles et politiques, suivent des formations et stages en compagnie d’instructeurs originaires d’Algérie ou de Cuba. Ces instructeurs ne font pas les choses à moitié. A la privation de l’amour maternel s’ajoutent le gavage idéologique et l’embrigadement. L’enfance chez les chérubins ciblés est réduite à néant, écrasée par le poids de la responsabilité qu’on les contraint à assumer. La seule leçon qu’ils ont à apprendre se résume en cette phrase : haïr à mort les Marocains pour lesquels les propagandistes ont un seul mot d’ordre, celui de les diaboliser. La «leçon» ne s’arrête pas là. «Il est strictement interdit de laisser transparaître ses émotions comme tout enfant. Les punitions sont rudes dans ce cas-là. Et au fil des années, les petits Sahraouis finissent par comprendre cette politique de la haine», explique Ahmed Boumahroud, président de l’Organisation marocaine des Sahraouis unionistes. Celle-ci a organisé récemment une conférence à Assa Zag au sujet des violations de droits de l’homme dans les camps de Tindouf avec la participation de nombreux intervenants concernés par la question, comme Anouar Abdelamalek, réfugié politique algérien en France, Mouloud Chwiier, président de l’association la Vérité des victimes des arrestations et prisons du Polisario ou encore Najia Adib, présidente de l’association «Touche pas à mes enfants». Plusieurs ex-détenus à Cuba étaient présents et ont enrichi la conférence de leurs témoignages accablants. Objectifs des tortures perpétrées contre les jeunes enfants : bouleverser leur foi, les arracher de leurs origines et les transformer en ennemis jurés du Maroc et des Marocains. L’enseignement varie entre idéologie marxiste-léniniste, maniement des armes dans le cadre de l’instruction militaire, éducation politique et apprentissage de la langue espagnole. Ces enfants sont même exploités dans les plantations de sucre, fabriques de cigares et cueillette de fruits et légumes, faisant fi de la Convention relative aux droits de l’enfant en référence au droit humanitaire international. «Les dirigeants du Polisario ont souvent arraché des nouveau-nés de leurs berceaux pour les déporter vers Cuba», confie A. Boumahroud. Il explique qu’une fois à Cuba, les enfants enlevés sont vendus comme esclaves pour travailler gratuitement dans les champs, les usines ou dans les maisons comme domestiques. Mauvais traitements, punitions et exploitations, ces enfants travaillent même dans le trafic de drogue et sont souvent livrés à la prostitution.

    Prostitution, pédophilie et autres
    Suite à divers déplacements, à Cuba entre autres, Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe «Petite fille» à l’UNESCO a rédigé un rapport sur la situation des enfants sahraouis déportés des camps de Tindouf. Le document décrit l’état des lieux, les conditions de vie des enfants enlevés et les différentes violations de leurs droits. Le rapport est accablant. Ce document fait état de prostitution qui bat son plein dans les rangs de ces enfants, de pédophilie qui fait partie de leur quotidien et d’esclavage qui est, à leur grand dam, monnaie courante. «La plupart des enfants sahraouis sont violés dans les champs de Cuba», dénonce Najia Adib. Cette militante contre les abus sexuels dont sont victimes les enfants est intervenue dans la dernière conférence à Assa Zag au sujet de la violation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf. Elle explique que l’avortement clandestin est courant dans les camps et concerne de jeunes filles mineures exploitées dans la prostitution. Le rapport a même cité des exemples de jeunes enfants victimes de pédophilie et de prostitution. Le rapport de Marie-Françoise Mirot confirme les abus sexuels dont sont systématiquement victimes les fillettes : «deux jolies petites filles de 10 ans avaient subi l’école n°3, c’est-à-dire qu’elles sont enfermées seules, sans nourriture pendant plusieurs jours dans une pièce, alors qu’un gentil monsieur vient leur apporter à manger et passe la nuit avec elles ; le lendemain un autre homme et ainsi de suite pendant trois mois». Le récit continue concernant l’une des deux enfants : «deux accompagnatrices, l’une sahraouie, l’autre cubaine, l’ont emmenée dans des hôtels et des boîtes de nuit à Santa Clara et à la Havane où, enivrée et droguée pour la rendre plus docile, elle a été obligée de danser nue sur les tables devant des touristes espagnols, allemands, canadiens et américains, car certaines agences touristiques proposent dans le «package» de leur séjour à Cuba la possibilité de la mise à disposition de 3 enfants par jour». Le rapport de la présidente du groupe de l’Unesco crève l’abcès : touchés par des maladies sexuellement transmissibles, plusieurs filles et garçons sont décédés sans que leurs parents, désespérés dans les camps de Tindouf, n’aient aucune nouvelle les concernant.

    Retour aux sources
    A partir de 20 ans, certains enfants déportés de Tindouf vers Cuba reviennent, là encore de force, aux camps. Si la majorité a un souvenir vague des camps de la honte et de leurs familles, les séquelles de la longue séparation sont douloureuses. Conséquences de l’endoctrinement perpétré des années durant, les enfants désormais adultes perdent pratiquement l’usage de la langue arabe, oublient traditions et habitudes. Ils sont désorientés. «Même après le retour aux camps de Tindouf, le calvaire ne prend pas fin : les diplômes des revenants de Cuba sont confisqués, ce qui bloque toute tentative d’entrevoir un quelconque brin d’espoir en un avenir meilleur. «L’espoir d’avoir un travail décent est à laisser de côté», explique A. Boumahroud. Psychologiquement, ces enfants restent fragiles malgré le retour chez les familles. «Imaginez l’état psychologique d’un enfant enlevé à l’âge de cinq ans. Il a vu sa mère pleurer, son père incapable de le défendre, des mercenaires le kidnapper de force. Privé de l’amour maternel, il passe des années dans un autre pays où il est souvent exploité, torturé, frustré, complexé et égaré. C’est inhumain», analyse un psychologue. Dans la majorité des cas, le rapatriement vers les camps de Tindouf se fait lorsque les dirigeants du Polisario sont certains que l’endoctrinement a été efficace. Pourtant, tous les anciens séquestrés des camps de Cuba ont su résister à l’image mensongère qui leur est faite du Maroc, et que les mercenaires tentaient de leur inculquer. A la moindre occasion, ils fuient vers leur vrai pays. Preuve en est les retours de plus en plus massifs de ces enfants d’hier devenus adultes aujourd’hui.
    «Je lance un appel à la communauté internationale afin d’intervenir et sauver nos enfants des griffes du Polisario. Ces enfants kidnappés souffrent et obligent en même temps les parents à subir la pression en silence. Des milliers d’enfants vivent à Cuba sous couvert de l’enseignement tandis que la vérité est autre. Comment peuvent-ils utiliser les enfants dans des conflits politiques et braver la Convention relative aux droits de l’enfant sans que cela ne soit puni ? C’est honteux !» s’indigne N. Adib. En attendant que son appel soit enfin entendu, les enfants des camps de Tindouf sont toujours kidnappés devant le regard impuissant des parents, des organisations humanitaires et de toute la communauté internationale.

    Témoignage

    Saâdani Malainine,
    membre du CORCAS et ex-déportée à Cuba

    N. m.
    Ses larmes racontent ses douleurs. Dans un arabe clairsemé de mots espagnols, Saâdani Malainine revisite son enfance qu’elle dit volée. Son passé pesant resurgit à chaque fois qu’elle aperçoit un père en compagnie de son enfant. Les scènes de torture qu’elle a subies ne quittent jamais son esprit. Son histoire est celle de milliers d’enfants qui, à l’aube de leur existence, ont été violemment arrachés à leurs familles sans une once de pitié. Née à Dakhla, cette sociologue de 35 ans, l’aînée de sa famille, a vu une autre souffrance alourdir sa peine. «Mon père, qui a participé à la révolution contre le colonisateur espagnol, est emprisonné en compagnie de plusieurs autres combattants par les dirigeants du Polisario, torturé, humilié et abaissé», raconte d’une voix triste S. Malainine, elle qui a connu les affres de la déportation à Cuba. En 1982, alors qu’elle n’avait que cinq ans et qu’elle dormait comme un ange dans les bras de sa maman, une voiture se pointe devant leur porte. «Nos ravisseurs étaient agressifs et indifférents à nos larmes», se rappelle-t-elle émue. Quelques heures après, nous étions devant des centaines de personnes, qui semblaient nous attendre. Un grand homme me tire alors par les cheveux et m’installe au milieu de tous ces inconnus. Il commence à crier que nous étions, ma mère et moi, la famille du traître», poursuit-elle. Et d’ajouter : «On nous insulte, nous humilie, nous torture. Nous pleurions à chaudes larmes, ma mère et moi, en vain. Soudain, un homme chétif, le corps tout marqué par les coups, apparaît devant la foule. C’était mon père !». Un autre cauchemar commence. Cheikh Malainine est supplicié devant sa petite famille, selon le récit de sa fille. Elle qui dit avoir vu son père recevant un coup qui l’a privé à jamais de ses dents… «On voulait l’accuser à tort. Nous étions considérés comme des traîtres, sans preuve», s’indigne la jeune femme. Depuis, la petite famille passe par plusieurs autres lieux dans les camps pour être à chaque fois humiliée par une foule surexcitée. «Mon institutrice a même envoyé quelques filles de ma classe pour me couper les cheveux tandis que je dormais», se rappelle Saâdani Malainine.
    En 1982, quelques dirigeants du Polisario débarquent à l’école et choisissent les enfants qui auront «la chance» d’aller à Cuba. Ceux qui étaient choisis ne pouvaient que subir leur sort sans brancher. Et, comme par hasard, le choix tombe sur Saâdani. «Nous avons été bien accueillis à Cuba. Après toute la souffrance que j’ai vécue, j’étais contente de voir la lumière pour la première fois. Mais j’étais tellement triste de quitter ma mère. Je sentais que le passé était derrière moi», raconte la sociologue. Cuba met «L’Ile de la jeunesse» à la disposition des Sahraouis où plusieurs écoles et logements sont installés. Tous les instituteurs étaient Cubains. Mais la petite fille va vite déchanter. Les hôtes cubains font travailler les enfants dans la cueillette de fruits et dans les chantiers de canne à sucre. «On mangeait des bananes et la soupe au riz», se rappelle l’ex-déportée. Les moins brillants sont relégués à l’apprentissage du système militaire dès la 3e année de collège. Les plus assidus suivent des études supérieures en techniques ou continuent leurs études dans les universités de Cuba. «Les étudiants qui décrochent leur bac voient leurs diplômes confisqués. Les dirigeants du Polisario craignent qu’il fuient à la première occasion», raconte la jeune femme. En 1995, Saâdani organise une grande manifestation pour dénoncer la confiscation des diplômes. Ce faisant, son seul espoir était de pouvoir revoir ses parents. «Tous les Cubains rejoignaient leurs familles le week-end. Seuls les Sahraouis restaient seuls», raconte-t-elle.
    En 1999, Saâdani Malainine décroche la meilleure moyenne dans une université cubaine et reçoit le diplôme d’or. Fidel Castro, président de Cuba, décide de lui donner la chance de faire son master. Un jour, elle reçoit la visite d’une Cubaine résidant en Espagne : c’est une amie de son oncle ! Quatre jours après, elle parle au téléphone pour la première fois, après 15 ans de séparation, à sa mère. En 2002, la jeune étudiante décroche son master. Son choc est sans limites lorsqu’elle apprend la mort de son père, suite aux nombreuses tortures qu’il a subies en prison. Sa situation va s’améliorer : «Je ne pourrai décrire ma sensation en retrouvant ma mère après des années de séparation. Je vois pour la première fois mon frère devenu un homme. J’ai même une sœur plus jeune que moi».
    Depuis son retour au Maroc, Saâdani n’échappe pas à ses souvenirs douloureux. Son père, son enfance et sa vie brisée lui manquent… «Je vis dans le doute. Malgré la fin du cauchemar, mon seul espoir est de m’excuser auprès de mon père pour tout ce qu’il a dû subir», conclut- elle.

    Moi, Sultana, enfant esclave affranchie

    Mouna Izddine
    Soltana Bent Bilal est une adolescente comme les autres. Avec les rêves, les joies et les peines de son âge. Elle a son cercle d’amis inséparables, ses matières scolaires favorites, ses séries télé fétiches à l’eau de rose et ses idoles hollywoodiennes. Une ado comme les autres ? Pas vraiment. Derrière son sourire cristallin d’enfant insouciante, se devine une mélancolie lointaine et, lorsque la jeune fille soulève ses vêtements aux couleurs joyeuses, sa peau noire d’ébène met à nu les stigmates d’un douloureux passé… d’enfant-esclave.
    Soltana est une miraculée. Sauvée des griffes cruelles de ses maîtres à Tindouf par un hasardeux concours de circonstances. Son histoire a provoqué un tollé d’indignation en Espagne, devenu depuis son pays d’accueil, et continue à émouvoir le monde entier. Preuve en est le prix du Meilleur film documentaire reçu en mars dernier, lors du festival panafricain du film et des arts de Los Angeles, par «Stolen» (l’apartheid du désert), le reportage réalisé en mai 2007 par les journalistes australiens Violeta Ayala et Dan Fallshaw autour de l’esclavagisme subi par les Noirs dans les camps de Tindouf, et dans lequel figurait notamment Soltana. Arrachée à sa mère, Knana Saleck, à Zouérate, en Mauritanie, Soltana, alors encore enfant, est léguée comme esclave à une famille de notables blancs dans les camps du sud-est algérien, les Bardi. Haute comme trois pommes, menue comme un moineau, de ses mains de fillette, la petite Mauritanienne accomplit toutes les corvées domestiques (ménage, cuisine, lessive, alimentation des animaux domestiques, etc), trimant du matin au soir et répondant aux moindres caprices de ses maîtres, grands et petits. Privée d’école et de ses droits les plus élémentaires, exploitée, battue, affamée, insultée, humiliée, Soltana, à la veille de son départ à l’été 2002 pour une colonie de vacances à Murcie, prie Dieu pour la délivrer de ses bourreaux.
    Son souhait est exaucé par le destin. Le séjour, agencé dans d’évidents buts propagandistes par le front indépendantiste et l’«Association espagnole des amis du peuple sahraoui», vire au cauchemar pour l’organisation de Mohamed Abdelaziz. Accueillie par la présidente de l’ONG précitée, Rosa Maria Sanchez, la fillette tombe gravement malade du foie quelques jours avant la fin des vacances. Rosa Maria Sanchez lui obtient la permission de demeurer en Espagne jusqu’à son rétablissement, enrageant la direction séparatiste qui veut à tout prix ramener la fillette dans les camps de Lahmada : «Je préférerais mourir ici plutôt que de retourner à Tindouf», confie Soltana à celle qui deviendra quelques mois plus tard sa mère adoptive. Bouleversée par le récit des sévices de la jeune adolescente, Rosa Maria Sanchez, celle qui était réputée pro-polisarienne, se lance alors, de toute sa poigne de militante chevronnée, dans un bras de fer sans merci avec l’organisation séparatiste. Elle portera ainsi plainte, résultats de l’enquête de l’ONG mauritanienne SOS Esclave à l’appui, contre Brahim Ghali, alors représentant de la RASD à Madrid, qui ira trouver refuge comme «ambassadeu» du Polisario à Alger suite à l’éclatement de ce scandale. Dans le sillage de cette affaire anachronique, et au lendemain de la visualisation massive de «Stolen» sur Youtube par des milliers d’internautes à travers le monde, la police des camps de l’oubli enlèvera 23 leaders noirs en avril 2008 et accentuera les pressions et les exactions contre la population noire de Tindouf. Et ce malgré les appels incessants lancés par les associations des droits de l’Homme marocaines et internationales à l’intention de l’ONU pour libérer ces esclaves des temps modernes…C’est dire si l’apartheid du désert n’est pas près de s’achever.

    Source de l’article

    Haïti-Pédophile : Des militants de Boston comptent aider les victimes de Cap-Haitien.

    Haïti-Pédophile :  Des militants de Boston comptent aider les victimes de Cap-Haitien.

    Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
    Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
    www.reseaucitadelle.blogspot.com

    L’organisation STTOP (Speak Truth to Power) établie à Boson dans l’Etat de Massachussetts aux Etats-Unis vient de lancer a partir d’une note publiée  ce mercredi 9 juin 2010, une opération de collecte de fonds en faveur des enfants victimes d’abus sexuels de Cap-Haitien.

    L’organisation exprime son engagement en ces termes : Durant plusieurs mois nous avons lu des informations écœurantes sur la situation d’haïtiens  abusés sexuellement alors qu’ils fréquentaient une école fondée par Projet Pierre Toussaint et dirigée par Douglas Perlitz.

    Après que leur situation a été rendue publique, ces braves jeunes ont encore une fois été victimes de la fermeture de leur école, une situation qui les oblige à retourner dans la rue.

    Face à cette calamité, STTOP.org (Speak Truth to Power) vient d’établir un fonds spécial en vu de supporter ces braves victimes. Cette action est un moyen de leur dire qu’il y a aux Etats-Unis des gens qui pensent à eux et  sont choqués par le fait que des organisations et institutions au niveau local leur aient tourné le dos.

    100% des cotisations reçues iront directement aux victimes. Les noms des contributeurs et le montant de leur don resteront secrets.

    L’organisation de Boston a indiqué une adresse pour tout envoi de fonds :

    STTOP

    PO Box 610156

    Newton, MA   02461

    (Checks payable to STTOP (memo – Cap Haitien Victims)

    D’après une lettre de Paul Kendrick publiée en pièce-jointe du communiqué: L’argent recueilli sera utilisé pour les frais scolaires et des biens essentiels comme chaussures. Dans l’immédiat il serait utile de fournir un appui psychologique capable d’aider les victimes à se libérer des traumatismes causés par les abus sexuels. Aussi, l’argent servira à mettre à leur disposition un conseil d’avocats aux Etats-Unis afin de défendre leur position, ainsi ils ne seront plus ostracisés  par ceux qui n’ont pas pu les protéger.  Ruth Moore a signé la note de STTOP à titre de coordonnateur. STTOP est une organisation reconnue pour son combat en faveur des victimes de pédophilie de Boston où elle a eu une présence devant la Cathédrale de la ville chaque dimanche, durant ces huit (8) dernières années.

    Ainsi, Réseau Citadelle (www.reseaucitadelle.blogspot.com) invite les membres de communauté haïtienne et toute autre personne intéressée à apporter leur contribution à cette noble cause. Les victimes souffrent ! Si malgré tout, ils continuent leur combat, c’est parce qu’ils ont dans leur âme les cicatrices des abus subis.

    RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 09 Juin 2010, 16hres 23

    Haïti-Pédophilie : La défense de Douglas Perlitz chercherait à retourner un témoin à charge.

    Haïti-Pédophilie : La défense de Douglas Perlitz chercherait à retourner un témoin à charge.

    Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
    Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
    www.reseaucitadelle.blogspot.com

    Nous venons d’apprendre que des hommes proches de l’Avocat de Douglas Perlitz, le pédophile accusé par des enfants de rue de Cap-Haitien et emprisonné à Connecticut,  tentent de contacter l’un des témoins à charge les plus importants pour le procès qui se tiendra à Connecticut à la fin de l’année 2010. La personne contactée est l’ancien chauffeur de M. Perlitz, un témoin à charge qui a déposé,  à plusieurs reprises,  avoir vu de ses yeux, Douglas en train d’avoir des relations sexuelles avec des enfants du projet dans son appartement. Selon, une source proche de l’enquête, le chauffeur aurait indiqué aux enquêteurs, la fenêtre à travers laquelle il avait l’habitude d’observer le Directeur du Projet en pleine activité sexuelle avec des enfants du projet.

    Ce témoin a été contacté par une personne qui a utilisé un prénom vague. Cette personne lui a donné rendez-vous dans un hôtel de la ville du Cap-Haitien, dans l’après-midi de ce dimanche 06 juin 2010. RESEAU CITADELLE a téléphoné en ce sens la Brigade de la Protection des Mineurs et le juge d’instruction pour enfants de la juridiction de Cap-Haitien.

    Car, normalement, toute initiative du cabinet de défense en Haïti devait être faite à partir d’un avocat correspondant, membre du Barreau du Cap-Haitien, qui à son tour écrirait une requête au doyen du Tribunal Civil en ce sens. L’affaire étant à la chambre d’instruction, on comprend mal qu’en catimini, des hommes proches de la défense de l’accusé Douglas Perlitz cherchent à rencontrer en secret l’un des témoins à charge les plus importants du dossier.

    Le juge d’instruction pour enfants et la BPM se disent prêts à intervenir en ce sens. Nous souhaitons que cette affaire puisse être traitée dans le sens de la protection de victimes abandonnées.

    Avec l’approche du procès de Connecticut, les initiatives de ce genre vont se multiplier. Le procureur américain étant obligé de communiquer les témoins et les preuves dont il entend se servir, la défense peut tenter de les anéantir où de retourner les témoins gênants.

    Déjà, il y a cette question d’ordinateur de service de Dougals Perlitz enlevé dans sa résidence à Bel-Air au Cap-Haitien, Haïti. Le fait que le dossier n’ait pas eu tout le support nécessaire du gouvernement haïtien livre les témoins à la merci des hommes de main de la défense. La peur est dans les esprits de tous ceux qui militent pour que les enfants victimes puissent avoir justice. A Réseau Citadelle nous continuons d’avancer non sans savoir que nous sommes des cibles tamponnées, on peut décider de nous mettre sous contrat à n’importe quel moment.

    C’est difficile de combattre des pédophiles dans des pays pauvres, avec des Etats faibles, des gouvernants corrompus, une société civile immorale, mais ce n’est pas impossible. Nous allons continuer d’avancer, nous continuons de défendre les enfants victimes face à des ennemis puissants, inconnus et déterminés.

    Encore, une fois, nous souhaitons que le pouvoir en place agisse dans le sens de la prise en charge des enfants et de la protection des témoins. Les enjeux du dossier sont plus importants que l’on pourrait imaginer. Les jours à venir seront plus difficiles.

    Haïti-Pédophilie : Les victimes abandonnées attendent le jugement de Connecticut.

    Haïti-Pédophilie : Les victimes abandonnées  attendent le jugement de Connecticut.

    Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
    Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
    www.reseaucitadelle.blogspot.com

    Le jour du jugement de Douglas Perlitz arrive à grand pas. Septembre 2010 marquera le choix des membres du jury. Le procès est fixé pour la fin de l’année, soit au mois de décembre 2010. L’incertitude et le doute qui planent sur la culpabilité de Perlitz tomberont. Les investigateurs déballeront leurs preuves.  Il n’y aura plus de justification au comportement de ceux qui abandonnent les enfants de rue de la ville du Cap-Haitien, victimes d’exploitation sexuelle au sein du Projet Pierre Toussaint.

    En effet, depuis décembre 2009, soit 3 mois après l’arrestation de Perlitz le 14 septembre 2009, plusieurs étrangers ont visité la ville du Cap-Haitien, dans l’objectif de mieux comprendre les circonstances qui ont conduit à l’arrestation du Directeur du Projet Pierre Toussaint.  En décembre, deux (2) journalistes de  »Connecticut Post » ont séjourné dans la deuxième ville du pays. En une semaine, ils ont visité plusieurs institutions et personnalités  et ont pu conclure qu’il y a de quoi soutenir une hypothèse accusant Douglas Perlitz d’avoir profité de sa position à la tête du projet Pierre Toussaint pour exploiter sexuellement les enfants de rue qui fréquentaient les locaux du projet.

    Sans vouloir juger, en consultant tous les camps, nos collègues en sont venus à la conclusion que l’accusation pourrait donner du fil à retorde à la défense de Perlitz. Ils en ont profité pour nous conseiller d’être prudent dans la ville du Cap-Haitien, où des membres du secteur des affaires souhaitent notre malheur, pour avoir causé le départ d’un homme qui leur rapportait gros.

    Ils se sont rendus à plusieurs rendez-vous dont une visite au local du village qui abrite l’Ecole Pierre-Toussaint, des dortoirs et d’autres centres de formation.

    En janvier 2010, Paul Kendrick, un militant pour la défense des enfants victimes d’abus et d’exploitation sexuelle, à son tour, visita la ville du Cap-Haitien. Nous étions avec lui sur la route de l’Hôpital Justinien quand la terre a tremblé. Paul Kendrick a ainsi participé aux efforts de secours en faveur des sinistrés de Port-au-Prince. Ce soir du 12 janvier, c’était la confusion totale. Il voulait contacter sa famille pour la rassurer que tout allait bien pour lui, mais c’était difficile. Il a toutefois retrouvé la force de continuer sa mission qui consistait à tester les allégations contre Douglas Perlitz. Le désastre ne l’a pas empêché de continuer son travail.

    Kendrick a ainsi visité plusieurs personnalités, des enfants victimes, des médecins traitants et le village. Il a recueilli les témoignages de plus d’un qui lui ont permis de mieux comprendre la situation et de supporter sans réserve les victimes. Il en avait profité pour provoquer des échanges avec ceux qui croyaient que Douglas était innocent.

    Sur ce point, jusqu’à présent, le résultat est le même partout. Ceux qui s’obstinent à défendre Perlitz le font par amour, par amitié ou par cynisme. Ils n’ont rien de solide capable de détruire l’accusation. De plus, après une récente tournée des enquêteurs fédéraux  Américains dans le Nord, le nombre de personnes ayant dénoncé Perlitz à presque doublé. Ce ne sont plus des enfants du projet. Il y a d’autres victimes et d’autres témoignages dans d’autres localités où le prédateur a séjourné avant de s’établir au Cap-Haitien. Son antithèse qui s’appuyait sur un complot à l’intérieur du projet ne tient plus. La défense est dans l’impasse.

    Avec 22 ans d’expérience, Kendrick comprend la motivation de ce jeune qui nous a contactés en aout 2007 pour mettre un terme à la souffrance des exploités sexuels. «  C’est toujours comme ça », dit-il. « Le prédateur sexuel oublie les blessures infligées aux victimes. Souvent, ces dernières reviennent à la charge. Torturées par les cicatrices de cette violence humiliante, la victime ne se sentira  bien qu’après avoir obtenu la condamnation du bourreau. Elle sera plus déterminée quand sa sœur, son frère, ou son enfant est exposé au même danger. »

    Kendrick a ainsi filmé plusieurs témoignages. En fin de mission, avec l’embouteillage dans le trafic aérien au dessus de Port-au-Prince, il est reparti sur un vol à destination des Bahamas, à partir de la ville du Cap-Haitien, avec la détermination d’aider les victimes.

    Résultat, plusieurs papiers ont été publiés.  »Connecticut Post » a mis sous presse son rapport d’enquête journalistique sur le sujet : Betrayal of Hope (1). Une longue histoire a été publiée avec les témoignages de victimes et des professeurs, des opinions de supporteurs de Douglas, et de gouvernants haïtiens… Des éditoriaux ont été publiés  pour sensibiliser la population de Connecticut sur la souffrance des enfants de rue abandonnés avec l’arrêt du projet. Paul Kendrick a fait de même en publiant des articles sur sa visite dans  » The Mirror »(2), le journal de l’Université de Fairfield où Douglas Perlitz et lui ont étudié. Signalons au passage que Fairfield University est l’un des plus grands contributeurs  du Projet Pierre Toussaint. Aussi, Kendrcik a-t-il acheté un espace publicitaire avec un message rappelant aux membres de la communauté de l’Université Jésuite de Fairfield les valeurs proclamées par l’évangile du Christ. Celles de ne pas abandonner les personnes victimes de la méchanceté de bandits : Parabole du Bon Samaritain.

    Ces visites ont permis de renforcer les arguments donc les plaidoyers en faveur des enfants victimes. Des organisations américaines de défenses des enfants victimes d’abus sexuels ont pu intensifier et renforcer leur campagne pour que justice soit faite. Elles envisagent de mettre à la disposition des victimes le service d’un grand avocat de Massachussetts, le plus grand en matière de défense des enfants victimes.  La voix des enfants victimes a pu être entendue. Comme nous le disions à Paul Kendrick : Vous avez entendu la voix venue du puits qui criait au secours. Il ne reste qu’à apporter une aide d’urgence aux victimes qui manquent de tout.

    Malheureusement, après un an et demi, 18 mois, les victimes sont sans secours. Des membres du projet ont peur d’être attaqués en réparation. D’autres acteurs attendent. Des ONGs comme KOMBIT SANTE déclinent tout engagement dans ce domaine. Nathan Nickerson, son Directeur Exécutif le dit à qui veut l’entendre : Nous travaillons sur la Santé, nous ne pouvons pas initier des activités pour assister les victimes du Projet Pierre Toussaint. L’Etat haïtien, les Agences de Nations Unies, des ONG comme PADF, tous fuient le problème. Il n’y a rien pour les victimes. Le Ministère des affaires sociales, n’a rien apporté, pour supporter les jeunes victimes.

    Paradoxalement, le dossier Douglas Perlitz est si important pour les américains que plus de 25 personnes voyageront aux Etats-Unis lors du procès. Les Américains ont tout prévu : psychologue pour accueillir les victimes, centre d’accueil avec environnement approprié, … C’est le premier procès dans le cadre de l’application de la loi américaine interdisant à ses ressortissants, des voyages dans le but d’avoir des relations sexuelles avec des enfants. Le premier cas d’exploitation sexuelle d’enfants stoppé à partir d’une enquête journalistique en Haïti. Pourtant, dans notre pays, on fait peu de cas de ce dossier. Même sollicités, des confrères des grands medias haïtiens n’en parlent pas. Conséquences, les victimes croupissent dans la misère la plus abjecte, ce qui est un très mauvais exemple pour les enfants en situation de traite et/ou d’exploitation sexuelle. Car comme Douglas Perlitz avait prédit les victimes qui voulaient dénoncer ses forfaits : « En me dénonçant, vous allez détruire le peu que vous avez. Vous allez vous retrouver dans la rue sans nourriture, sans vêtements, sans éducation et sans argent. »

    18 mois après la fermeture du projet, la vie des enfants de rue est devenue un enfer. On se demande si on peut défendre les enfants haïtiens, face aux exploitations de toutes sortes, sans ressentir aucun remord quand ils connaitront la misère matérielle? Avec le Dossier Perlitz, nous avions développé certaines techniques de travail sur les orphelinats, les centres d’accueil et mêmes les prostituées. Nous avions même opté pour des enquêtes journalistiques le long de la frontière haitiano-dominicaine où nous avons déjà recueilli des témoignages sur une pratique de trafic d’enfants et de femmes. Cependant, a contre cœur, nous nous demandons, si nous n’allons pas augmenter le nombre d’enfants victimes abandonnés qui comptent sur nous pour pouvoir réussir leur vie dans la dignité ? Auront-ils le support de ces ONGs qui se disent protectrices des enfants ? Triste de constater qu’en Haïti, faute de structure de prise en charge, le journaliste-investigateur se retrouve dans un rôle de travailleur social qui oblige à fournir un certain encadrement aux victimes abandonnées.

    Comme dit le vieux proverbe : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! » Nous souhaitons une mobilisation pour encadrer les enfants de rue victimes d’exploitation sexuelle au Cap-Haitien. Nous souhaitons que le gouvernement haïtien fournira l’assistance nécessaire, en attendant le procès et la réouverture du projet.

    1-    http://www.ctpost.com/betrayal

    2-    http://fairfieldmirror.com/author/paulkendrick/

    http://fairfieldmirror.com/2010/04/28/abandoned-children/

    RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 02 juin 2010, 14 hres 13.